03/5/2017

17e jour de la grève de la faim des prisonniers palestiniens


Le Patriarche émérite latin de Jérusalem Michel Sabbah, Président de Pax Christi International de 1999 à 2010, nous communique le soutien de la Commission Justice et Paix de Terre Sainte à la grève de la faim des prisonniers politiques palestiniens.



Commission Justice et Paix

Assemblée des ordinaires catholiques de Terre Sainte

La grève de la faim des prisonniers.

« Il m’a envoyé proclamer la liberté aux captifs » (Lc, 4, 18)

« J’étais prisonnier, et vous êtes venus me voir » (Mt 25, 36)

Plus de 1.500 ‘sur les 6.500) prisonniers politiques palestiniens ont commencé une grève de la faim publique, qui a commencé le 17 avril 2017. L’objectif de cet acte désespéré est de mettre en lumière, à la fois au plan local et international, les conditions inhumaines dans lesquelles ils sont détenus par les autorités israéliennes. Ils plaident pour le respect de leurs droits humains et de leur dignité tels qu’ils sont définis par le droit international et la Convention de Genève, et pour la fin de la détention administrative.

La Commission Justice et Paix de l’Assemblée des Ordinaires Catholiques de Terre Sainte affirme la nécessité de l’application du droit international en ce qui concerne les prisonniers politiques. Elle condamne l’usage de la détention sans jugement, toutes les formes de punitions collectives, et l’usage des mauvais traitements et de la torture pour quelque raison que ce soit. De plus, nous ne pouvons jamais oublier que chaque prisonnier est un être humain, et que sa dignité donnée par Dieu doit être respectée.

Nous pressons les autorités israéliennes d’entendre le cri des prisonniers, de respecter leur dignité humaine, et d’ouvrir un nouveau chemin vers la réalisation de la paix.

La libération des prisonniers sera le signe d’une nouvelle vision, et le début d’une nouvelle histoire pour les deux peuples, israélien et palestinien.

Comme chrétiens, nous sommes envoyés pour travailler à la libération de chaque être humain, et pour l’établissement d’une société humaine dans laquelle tous sont égaux, Israéliens et Palestiniens.