03/2/2015

1ère Journée mondiale de prière contre la traite des êtres humains


Le 3 février 2015, le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax, a présenté la première Journée mondiale de prière et de réflexion sur la traite des êtres humains, le 8 février prochain. “Nous devons tous mieux analyser la situation et mobiliser les consciences : De la conscience à la prière, de la prière à la solidarité, de la solidarité à l’action, afin que la traite et les nouvelles formes d’esclavage disparaissent…”



Agir jusqu’à l’éradication de la traite des êtres humains

 

Présentation de la Journée internationale de prière

contre la traite des personnes

 

 

Le cardinal Turkson appelle de ses vœux « une action concertée, jusqu’à ce que l’esclavage et la traite n’existent plus » : c’est l’objectif de la première Journée internationale de prière et de réflexion contre la traite des personnes, qui aura lieu le 8 février 2015 sur le thème “Allume une lumière contre la traite”.

 

La Journée, présentée ce mardi matin, 3 février, au Vatican, est promue par les Unions internationales des supérieurs et supérieures généraux (USG et UISG), sous le patronage de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement et du Conseil pontifical Justice et Paix.

 

Le cardinal João Braz de Aviz, préfet de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée, le cardinal Antonio Maria Vegliò, président du dicastère pour les migrants, le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, président de Justice et Paix, Sœur Carmen Sammut, MSOLA, présidente de l’UISG et Sœur Gabriella Bottani, SMC, coordinatrice de Talitha Kum, ont participé à la présentation.

 

Sœur Valeria Gandini, missionnaire combonienne au service des femmes victimes de prostitution en Sicile, et Sœur Imelda Poole, IBVM, d’Albanie, présidente de ‘RENATE’, réseau européen contre la traite des personnes, ont également donné leur témoignage.

 

Le cardinal Turkson a expliqué que la Journée internationale contre la traite humaine était « une mobilisation de conscience et de prière à l’échelle mondiale » : « notre prise de conscience doit se développer et rejoindre les profondeurs-mêmes de ce mal et ses frontières les plus éloignées… de la prise de conscience à la prière… de la prière à la solidarité… et de la solidarité à une action concertée, jusqu’à ce que l’esclavage et la traite n’existent plus ».

 

Il a souligné que la prière contre le trafic devait être « toujours plus œcuménique, toujours plus interreligieuse », dans l’esprit de la Déclaration commune du pape François, de représentants de confessions chrétiennes et des grandes religions (hindouisme, bouddhisme, islam, judaïsme), signée le 2 décembre dernier.

 

Le cardinal a invité les croyants à devenir « plus véritablement frères et sœurs » en « se donnant les mains, dans la prière et dans l’action, pour éradiquer la traite des êtres humains et l’esclavage moderne ».

 

Le cardinal Turkson a aussi rappelé que le pape avait consacré son récent Message pour la Journée mondiale de la paix (1er Janvier 2015), à la traite des personnes : « Aujourd’hui encore des millions de personnes – enfants, hommes et femmes de tout âge – sont privées de liberté et contraintes à vivre dans des conditions assimilables à celles de l’esclavage », dénonçait-il.

 

Le pape ajoutait : « Nous sommes en face d’un phénomène mondial qui dépasse les compétences d’une seule communauté ou nation. Pour le combattre, il faut une mobilisation de dimensions comparables à celles du phénomène lui-même. »

 

Il donnait sainte Joséphine Bakhita comme « modèle d’espérance pour les victimes de l’esclavage, et pour soutenir les efforts de ceux qui se consacrent à la lutte » : « originaire de la région du Darfour au Soudan, enlevée par des trafiquants d’esclaves et vendue à des maîtres terribles dès l’âge de neuf ans, elle est devenue ensuite, à travers de douloureux événements, ‘‘libre fille de Dieu’’ par la foi vécue dans la consécration religieuse et dans le service des autres, spécialement des petits et des faibles. »

 

* * *

 

En vue de cette première journée, les diocèses et les paroisses, les associations et les familles sont invités à réfléchir et prier, individuellement comme en groupe communauté sur ce crime contre l’humanité. Les réunions et veillées de prière du 8 février auront pour point d’orgue l’angélus dominical du Saint-Père.

 

Voici la prière proposée à l’occasion de cette journée :

 

“Quand nous entendons parler d’enfants, hommes et femmes trompés et emmenés en des lieux inconnus dans le but d’exploitation sexuelle, de travail forcé et de vente d’organes, nos cœurs s’indignent et notre esprit est affligé car leur dignité et leurs droits sont piétinés par les menaces, les mensonges et la violence.

 

Dieu, aide-nous à contrecarrer par notre vie toute forme d’esclavage. Nous te prions, avec sainte Joséphine Bakhita afin que la traite des personnes cesse. Donne-nous sagesse et courage pour nous rendre proches de tous ceux et celles qui ont été blessé/ées dans le corps, le cœur et l’esprit, afin qu’ensemble nous puissions réaliser ta promesse de vie et d’amour tendre et infini pour nos frères et sœurs exploité/ées.

 

Touche le cœur de celles et ceux qui sont responsables de ce crime horrible et soutiens notre engagement pour la liberté, ton don pour tous tes fils et filles. Amen”.

 

 

 

© Source : Zenit et Agence VIS. 3 février 2015