01/3/2015

Bienheureuse Angela Salawa




12 Mars

Bienheureuse Angela Salawa

(1881-1922)

 

 

« Ce qu’il y a de faible dans le monde,

voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort » (1 Co 1, 27)

 

 

 Angela Salawa

 

 

Si certains de par leurs origines semblent prédisposés plus que d’autres à connaître la gloire des autels, tel n’est pas le cas d’Angela Salawa.

 

Onzième de douze enfants, Angela naît le 9 septembre 1881 à Siepraw près de Cracovie dans une famille très religieuse. Très tôt, elle ressent en son cœur l’appel du Christ. De santé chétive, elle ne peut aider à la forge de son père doit quitter la maison familiale.

 

Embauchée à l’âge de 16 ans comme domestique, elle se laisse aller lors de ses temps de loisirs à une certaine facilité et sa foi tiédie. C’est tandis qu’elle danse lors d’un mariage qu’elle perçoit de nouveau un appel du Christ à le suivre. Cet épisode marque un tournant dans son existence.

 

C’est en restant dans le monde qu’elle choisit en 1900 de se consacrer en prenant des vœux privés de chasteté et de vertu comme vierge du Tiers Ordre séculier de saint François d’Assise. Lectrice de sainte Thérèse d’Avila et de saint Jean de la Croix, Angela a de suite à cœur de réunir et d’instruire les jeunes femmes domestiques qu’elle côtoie.

 

Sa vie professionnelle est marquée par l’abnégation et la prière et ce sont sans nul doute ces valeurs qui la conduisent à s’occuper d’une manière admirable des prisonniers et blessés de guerre lors du premier conflit mondial, sans égard à leur nationalité ou à leur religion.

 

En 1918, sa santé se dégrade et elle doit renoncer à travailler. Désormais sans ressources, réfugiée dans une cave, abandonnée de sa famille et de ses amis, elle va connaître une lente agonie dans des souffrances qu’elle vivra dans la foi , l’espérance et la charité sans jamais se plaindre.

 

Décédée le 12 mars 1922, elle sera béatifiée à Cracovie par le pape Jean-Paul II le 13 août 1991.

 

 * *

 

 « Cette ville était l’environnement de son travail, de sa souffrance et de la maturation de sa sainteté. Connectée à la spiritualité de saint François d’Assise, elle a montré une sensibilité inhabituelle à l’Esprit Saint ». (Jean Paul II, homélie de la messe de béatification, 13 août 1991)