24/6/2015

Bouddhistes et catholiques américaines dialoguent à Rome


Du 23 au 27 juin 2015 se tient à Rome un dialogue interreligieux entre bouddhistes et catholiques américains organisé par le comité des évêques pour les affaires œcuméniques et interreligieuses de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis et par le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. Ils cherchent à renforcer la collaboration interreligieuse pour donner une réponse aux problèmes sociaux que rencontrent les membres de leurs communautés. Le thème de cette semaine d’échange est ‘Souffrance, Libération et Fraternité’.



« Merci pour cette visite qui me tient à cœur, une visite de fraternité, de dialogue, et même d’amitié ». C’est ainsi que le Pape François a salué ce mercredi matin dans la salle Paul VI, avant l’audience générale, les participants à la rencontre de dialogue entre les bouddhistes et les catholiques des Etats-Unis. « En ce moment historique marqué par les guerre et la haine, ces petits gestes sont des semences de paix et de fraternité » a-t-il ajouté.

 

Du 23 au 27 juin, se tient à Rome un dialogue interreligieux entre bouddhistes et catholiques américains organisé par le comité des évêques pour les affaires œcuméniques et interreligieuses de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis et par le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. Ce dialogue vise à mettre en œuvre la vision du Pape François d’un dialogue de fraternité.

 

En tout, 46 catholiques et bouddhistes engagés dans l’action sociale aux Etats-Unis, dans les villes de New-York, Chicago, San Francisco, Los Angeles et Washington, participent à cette rencontre inédite. Ils cherchent à renforcer la collaboration interreligieuse pour donner une réponse aux problèmes sociaux que rencontrent les membres de leurs communautés. Le thème de cette semaine d’échange est « Souffrance, Libération et Fraternité ».

 

Les travaux ont été ouverts par le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. « Nous sommes tous des pèlerins et je vois ce dialogue entre bouddhistes et catholiques comme une partie de notre quête actuelle pour saisir le mystère de nos vies et la Vérité ultime » a-t-il notamment déclaré. « Si ce dialogue est un pèlerinage intérieur, que devrions-nous emporter avec nous pour ce voyage ? » s’est ainsi demandé le cardinal Tauran. « Moins de bagages, surmontant les préjugés, les blessures, les peurs afin d’écouter son cœur et celui de son voisin religieux », répond-il.

 

Ce voyage qu’est le pèlerinage permet de « transformer l’ignorance en compréhension, un étranger en un ami, l’hostilité en hospitalité et la divergence en convergence », a-t-il encore expliqué avant de conclure : « je suis sûr que la coopération entre fois basées sur nos valeurs partagées peut résoudre des problèmes d’intérêt commun et paver le chemin vers une fraternité authentique ».

 

 

© Source : Radio Vatican. 24 juin 2015

 

 

 

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Quand bouddhistes et catholiques collaborent

 

 

Le dialogue et la coopération entre catholiques et bouddhistes sont au service du « bien de la famille humaine », explique le cardinal Tauran.

 

Le cardinal français Jean-Louis Tauran est en effet intervenu, mardi, 23 juin, au congrès entre bouddhistes et catholiques organisé par le mouvement des Focolari et le dicastère romain ad hoc, à Castel Gandolfo, sur les thèmes de la souffrance, de la libération et de la fraternité.

 

Il espère que « ces cinq jours de prière, d’écoute, de réflexion et de discussions » constitueront une occasion propice pour « promouvoir davantage de compréhension et de coopération » entre catholiques et bouddhistes « pour  le bien de la famille humaine », rapporte L’Osservatore Romano.

 

« Dans un monde où la diversité est vue comme une menace, le fait de nous retrouver ensemble, en amitié et en paix, est un signe d’ouverture réciproque et d’engagement pour la fraternité humaine », fait observer le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, à l’occasion du congrès entre bouddhistes catholiques qui s’est ouvert mardi 23 juin à Castel Gandolfo sur le thème : «  Souffrance, libération et fraternité ».

 

La rencontre est organisée par le mouvement des Focolari en collaboration avec le dicastère et la commission pour l’œcuménisme et le dialogue de la conférence épiscopale américaine, et par le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, jusqu’à samedi prochain, 27 juin.  Elle réunit une cinquantaine de délégués des 5 plus grandes villes des Etats Unis participent – New York, Chicago, San Francisco, Los Angeles, et Washington –. Ils représentent des communautés catholiques et des bouddhistes de différentes traditions (sri-lankaise, thaïlandaise, cambodgienne, vietnamienne, tibétaine, chinoise, zen, de la Terre pure, Won et Rissho Kosei-kai). 

 

Le cardinal Tauran a ouvert la rencontre en comparant le dialogue entre catholiques et bouddhistes à un « pèlerinage intérieur ». S’inspirant de la déclaration conciliaire Nostra aetate — dont c’est le 50ème anniversaire — il a rappelé que dans « le bouddhisme, selon ses formes variées, on enseigne une voie par laquelle les hommes, avec un cœur dévot et confiant, pourront acquérir l’état de libération parfaite, soit atteindre l’illumination suprême par leurs propres efforts ou par un secours venu d’en haut » (Naum, 2).

 

«  Nous sommes tous des pèlerins », a déclaré le cardinal Tauran, et le dialogue entre bouddhistes et catholiques est «  une partie de la recherche commune en cours pour saisir le mystère de la vie et les vérités ultimes ». Et si tout dialogue est un pèlerinage intérieur, il y a trois conditions pour atteindre l’objectif . La première, a expliqué le cardinal, est de «  surmonter les préjugés, les blessures, les peurs, afin de pouvoir écouter son cœur et celui des autres ». La deuxième est  de «  surmonter les barrières ethniques, religieuses, linguistiques et culturelles, pour pouvoir connaître, comprendre et respecter l’autre », et ainsi transformer « l’ignorance en connaissance, un étranger en ami, l’hostilité en hospitalité et la divergence en convergence ». La troisième condition est « le retour à la maison », une fois transformés par l’expérience vécue.

 

Parmi les défis que pose une société mondialisée, « la coopération interreligieuse sur la base de valeurs » communes entre catholiques et bouddhistes est « en mesure de résoudre des questions d’intérêt commun et d’ouvrir la voie à une vraie fraternité », a conclu le cardinal Tauran.

 

 

 

© Source : Zenit. 24 juin 2015