04/8/2014

Cent ans après la Grande guerre, l’Europe et le Canada prient pour la Paix


Il y a un siècle, le 2 août 1914, l’Europe s’embrasait d’un seul coup. Plusieurs célébrations civiles mais aussi religieuses sont organisées pour commémorer le centenaire du déclenchement de la guerre de 14-18. Mgr Paul-André Durocher, président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, rappelle que la guerre se nourrit de chômage, de faim, d’oppression et de désespoir. Pour bâtir la paix, il faut donc bâtir un monde plus juste…



Il y a un siècle, le 2 août 1914, l’Europe s’embrasait d’un seul coup.  L’Allemagne, qui accusait la France d’avoir bombardé son territoire, lui déclarait la guerre. La veille, près de quatre millions de Français avaient reçu l’ordre de mobilisation générale. Le 3 août marquait l’entrée officielle de la France dans le conflit. Le 4 août, la Grande-Bretagne déclarait la guerre à l’Allemagne qui avait envahi la Belgique. La guerre qui devait être rapide et limitée ; elle fut longue et mondiale.

 

Plusieurs célébrations civiles mais aussi religieuses sont organisées pour commémorer le centenaire du déclenchement de la guerre de 14-18. Des célébrations auront lieu dimanche et lundi en Alsace et à Liège.

 

Au Royaume Uni, une messe sera célébrée dimanche matin à Birmingham en mémoire des nombreux morts de la première Guerre mondiale ; plus de neuf millions de militaires et sept millions de civils. On priera également pour les victimes des conflits en cours, Gaza, Irak, Syrie, Ukraine et pour invoquer la paix dans le monde. La célébration sera présidée par l’archevêque du lieu. Dans un message, Mgr Bernard Longley invite « tous les chrétiens britanniques à se souvenir non seulement de tous ceux qui ont perdu la vie dans ce terrible conflit, mais aussi de ceux qui vivent aujourd’hui dans des pays ravagés par la guerre. » Il mentionne en particulier les communautés chrétiennes assiégées au Moyen Orient, et surtout l’Eglise chaldéenne de Mossoul en Irak. La cathédrale Saint-Chad de Birmingham accueille un mémorial de la Grande Guerre.

 

Se souvenir de la guerre pour construire la paix

 

Faisant partie de l’Empire britannique, le Canada fut lui aussi entraîné, quelques semaines plus tard dans cette guerre sanglante. Très vite, le 23 septembre, les évêques de Québec, Montréal et Ottawa élevèrent leur voix pour déplorer cette horrible conflagration qui jetait des familles sans nombre dans la désolation et semait la ruine, dans les villes, les champs et les industries.

 

Cent ans plus tard, le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, Mgr Paul-André Durocher, souligne dans un message qu’il faut « certes honorer le courage inouï des soldats qui se sont sacrifiés, convaincus de combattre le Mal. Mais la mémoire doit renforcer l’engagement des chrétiens canadiens en faveur de la paix. »

 

Il invite par ailleurs à soutenir les missions de sauvetage et de maintien de la paix menée par les forces armées dans des zones sinistrées. Il salue le « rôle inestimable » joué par les aumôniers militaires. Mgr Durocher tient aussi à rappeler que « la guerre se nourrit de chômage, de faim, d’oppression et de désespoir. Pour bâtir la paix, il faut donc bâtir un monde plus juste. »

 

Enfin, avec le Pape François, il invite toute l’Église catholique à une « conversion pastorale et missionnaire. L’annonce de la Bonne Nouvelle, écrit-il, n’a jamais été aussi urgente que dans le contexte actuel où la guerre peut s’avérer si destructive et meurtrière. Les chrétiens canadiens sont appelés à être, au cœur de leur grand pays, des témoins engagés pour la justice et la paix. »

 

 

 

(Tratto dall’archivio della Radio Vaticana)

© Source : Radio Vatican. 4 août 2014