06/2/2012

De l’Empire Ottoman au Printemps Arabe : le problème des minorités religieuses chrétiennes


La minorité chrétienne au Proche-Orient est victime d’atteintes de plus en plus graves et fréquentes à la liberté religieuse, de conscience, et d’expression. Face à cette situation, les croyants sont désireux d’agir pour le respect des droits fondamentaux de la personne humaine, condition d’une paix mondiale véritable. Christian Lochon, ancien Directeur de recherches pour le Moyen-Orient au Centre des Hautes Etudes sur l’Afrique et l’Asie modernes, rappelle le rôle qu’ont assumé les Chrétiens dans l’évolution ancienne et récente de leur région.



Ayant obtenu leur indépendance entre 1930 et 1947, les Etats du Proche-Orient ont une population très diversifiée. L’Egypte, avant Abdelnasser, avait des ministres coptes et même dirigeant des partis nationalistes (le Wafd) ; l’Irak monarchique offrit des sièges sénatoriaux au Patriarche chaldéen et au Grand Rabbin ; la Syrie eut même un Premier ministre protestant ( Farès el Khoury) ; la Transjordanie devenue Jordanie réserve toujours 10 % des sièges parlementaires aux chrétiens ( 3% de la population). Dans tous ces pays les établissements d’enseignement chrétiens ont toujours une importante proportion d’élèves musulmans ; les hôpitaux et dispensaires chrétiens sont très appréciés. Cette caution d’excellence a naturellement engendré des envieux. Fin 2011, la révolte populaire, portée par les masses arabes, semble essoufflée ; les partis religieux, soutenus financièrement par l’Arabie Saoudite et le Qatar militent pour de prétendus « Droits de Dieu » antithétiques des Droits de l’homme.

 

A) La Charia, épée de Damoclès des minorités

 

Elaborée du 9e au 11e siècle, la Législation islamique ou « Charia » a créé un Code de la Famille ou « Statut personnel  »  qui établit pour l’éternité des rapports inégaux entre hommes et femmes  et entre musulmans et non-musulmans. En 1979, le Royaume saoudien avait fait rédiger par  des Ulémas wahabites  une Déclaration islamique des droits de l’homme ; les articles y paraissent identiques à ceux du texte onusien, mais à plusieurs endroits sensibles, le texte apporte une clause restrictive ainsi libellée : «  si ces droits ne contreviennent pas à la Loi (divine). » Beaucoup, hélas, y contreviennent.

 

En fait le Statut personnel constitue une accumulation d’inégalités. Le Droit musulman prend ses sources dans le Coran dont on ne peut pas contester ni changer ce qui y est consigné, et dans les recueils de « hadiths », petits  textes que le Prophète aurait prononcés et dont beaucoup avaient déjà été remis en cause par les traditionnistes du IXe siècle. Ce corpus, destiné à l’époque à une société bédouine analphabète et inégalitaire, souligne la supériorité de l’homme sur la femme. Bourguiba avait réussi à rétablir une certaine égalité homme/femme ; il ne put cependant autoriser une Tunisienne à se marier avec un non-Musulman.

 

Les non musulmans sont encore plus marginalisés. Chrétiens et Juifs, « dhimmis », devaient suivre des consignes très strictes pour leurs édifices du culte ou privés. Leur ceinture jaune (sic) les faisait  parfois maltraiter ; interdits de fréquenter les hammams, ils ne pouvaient monter à cheval, réservé au musulman, et  ne pouvaient pas porter plainte contre un musulman. Une chrétienne mariée à un musulman ne peut encore aujourd’hui hériter de son mari, si elle n’a pas adopté l’islam. Comme un chrétien ne peut pas commander à un musulman, les citoyens chrétiens des pays arabes ne peuvent pas devenir Président de la République (sauf au Liban), Premier Ministre, voire Ministre ; dans l’armée, un chrétien ne peut pas dépasser le grade de général de brigade ; dans l’administration, il est rare de voir (sauf en Syrie) un gouverneur de province chrétien, ou un recteur d’université ou un doyen. En Egypte, aucun Copte n’est admis à se spécialiser en  gynécologie. La liste est longue de ce qui est officieusement interdit aux non-musulmans et qui pourtant n’apparaît nulle part dans la Constitution ou le code administratif. Ce qui est plus grave encore, c’est la loi d’apostasie  en contradiction avec la liberté d’expression et de pensée. Un musulman sera condamné à mort s’il devient chrétien (Iran, Egypte, Irak, Koweït pour des cas récents).Par contre, il est bien vu qu’un chrétien se fasse musulman (15 000 Coptes passent à l’islam chaque année). Les enfants, devant suivre la religion du père,  deviennent obligatoirement musulmans sans l’avoir souhaité. En fait,  dans tous les pays arabes, et en Israël aussi d’ailleurs, on naît, se marie, hérite, divorce et meurt dans une incontournable infrastructure confessionnelle. L’état-civil officiel ne fait qu’enregistrer les indications qui  sont fournies par les autorités religieuses.. Difficile à admettre dans nos sociétés de droit, cette jurisprudence sacralisée est imposée sans discontinuité depuis plus d’un millénaire ; en 2011, le fait de vouloir la faire évoluer risque de vous faire condamner pour crime d’apostasie. Le conservatisme est tel  que, même si des  gouvernements démocratiques étaient élus dans les conditions les plus satisfaisantes, à moins d’imposer une exégèse moderne des textes sacralisés, ils ne réussiraient pas à imposer le concept universel des droits de l’homme et de la femme.  

 

B) La protection des chrétiens grâce aux « Capitulations »

 

Cette chape de plomb qui pesait sur les communautés chrétiennes de l’Empire ottoman fut en partie allégée par les bonnes relations franco-ottomanes.

 

François 1er, dans sa lutte contre Charles Quint,  résolut de s’allier à l’ennemi de la chrétienté, le Sultan ottoman ; de part et d’autre, les avantages n’étaient pas négligeables et ces  Capitulations (du latin « Capitulationes » ou chapitre de traité bilatéral) ratifiées en 1535 et constamment renouvelées par tous les régimes politiques français en 1581, 1597, 1604, 1608, 1673, 1740, 1878, accordèrent à la France un pouvoir de protection des Chrétiens occidentaux, puis par extension, celle des Chrétiens orientaux sur tout le territoire ottoman.

 

Cette concession créa donc pour la France une situation privilégiée dans les domaines politique et économique. Un des plus impérieux devoirs rappelés à chaque ambassadeur nommé à Istanbul, dans les instructions de son départ, était précisément la sauvegarde des minorités chrétiennes dans  l’empire ottoman et, lorsqu’il le fallait, il devait reprendre les négociations pour le renouvellement constant de ces  Capitulations.. C’est qu’en sus des facilités commerciales, le traité concédait à la France « la protection de la religion catholique dans les Etats du Grand Seigneur ». La mise en place d’une ambassade dans la capitale et de consulats dans les principales villes permit aux représentants de la France de connaître les communautés chrétiennes locales. Le Gouvernement français put  faire venir  dans les consulats régionaux des chapelains qui s’occuperont, discrètement, des chrétiens ottomans, En 1740,  Louis XV  obtint le privilège de la protection des chrétiens ottomans qui travaillaient avec des sociétés françaises ; en 1814, Napoléon se vit accorder  le statut de nation la plus favorisée au bénéfice de la France ; en 1901, le renouvellement de ces Capitulations, confirmé par l’accord de Constantinople ( 1913),  stipulait encore que « les congrégations religieuses, françaises ou non, se voyaient confirmer un certain nombre d’immunités locales et douanières ».

 

Les Capucins vont s’installer à Alep en 1623, chargés de l’apostolat auprès des Orientaux, puis de 1638 à 1708, à Bagdad, en 1636 à Mossoul où leur hospice se maintiendra ouvert jusqu’en 1724, à Damas en 1637. En 1721, à Bagdad, les Carmes ouvrent une école et un hospice destinés aux 1 200 chrétiens qui y résident. En 1867, ils gèreront une école de filles et une école de garçons encadrées par des religieuses et deux pères français. Les Dominicains italiens se rendront à Mossoul en 1749 et y resteront jusqu’en 1856. Vont leur succéder des Dominicains français, bénéficiant de la création d’un consulat français. Ils y fondent une imprimerie, un séminaire syro-chaldéen (1878), qui deviendra un centre de diffusion de la langue française. En 1880, les Sœurs de la Présentation de Tours assureront l’intendance de cet Etablissement, ainsi que la direction d’une école de filles, d’un orphelinat et d’un dispensaire. Les Franciscains,  présents à Jérusalem depuis le XIIIe siècle, s’installent à Alep en 1571.En 1625, les Jésuites s’installent à Alep et, en 1628, ouvrent une école. En 1812, ils s’occuperont du séminaire melkite de Aïn Traz, fonderont des écoles à Beyrouth, Zahlé et aussi à Damas. L’école de Ghazir  (Liban),  fondée en 1846, devient séminaire en 1863, qui se transformera, en 1881 à Beyrouth, en Université Saint-Joseph, qui joue encore un rôle considérable aujourd’hui dans ce pays. Les Lazaristes remplaceront les Jésuites au  collège libanais d’Antoura.

 

Cette « latinisation », poursuivie bien sûr en arabe, va dynamiser les chrétiens orientaux ; les missionnaires européens formeront une élite intellectuelle dont les héritiers seront partie prenante dans la Renaissance arabe (« Nahda ») du XIXe siècle. Aux XVIIe  et XVIIIe siècles, environ 500 jeunes chrétiens du Proche-Orient furent envoyés à Rome. Cette occidentalisation des cadres orientaux s’accompagna d’une promotion féminine exceptionnelle. Avant l’arrivée des missionnaires, les femmes  ne sortaient pas de chez elles. Elles sont alors prises en charge dans des confréries qui leur feront lire des livres de spiritualité, leur enseigneront la couture, des travaux manuels et un sens de la responsabilité tout à fait nouveau. D’autre part, les missionnaires étaient souvent médecins ; les soins dispensés dans le cadre de la communauté  rendront les chrétiens plus résistants aux épidémies ; la démographie va changer et les chrétiens auront plus d’enfants qui vivront après les maladies de la petite enfance que les musulmans.

 

C) Les chrétiens actifs aux XIXe et XXe siècles

 

Le terme de « Nahda » symbolise l’esprit de réforme dans les domaines culturel, voire religieux, politique des sociétés du Proche-Orient. Les sujets arabophones du Sultan aspirent à une plus grande autonomie. L’influence de la philosophie des Lumières et des acquis de la Révolution  française va s’exercer à Istanbul  auprès des sultans qui entreprirent de réformer les structures de l’Etat. Mohamed II (1808-39) modernise la fonction publique ; Abdelmajid Ier promulgue le  Hatti Charif  du 3 novembre 1839 et le  Hatti Homayoun du 18 février 1856, lois organiques qui établissent l’égalité des communautés non-musulmanes et musulmanes, et des élections parlementaires. En 1865, les « Nouveaux Ottomans » adoptent les principes de « liberté, égalité, fraternité »  dans un contexte coranique. La fulgurante apparition en Egypte de  Bonaparte ouvrira auprès de Mohammed Ali et de ses successeurs le désir de collaborer avec la  France ; ils accueillent des coopérants français et envoient les cadres se former en France dès 1826 De leur côté, les Libanais revendiquent l’autonomie avec le soutien de la France et ils l’obtiennent en 1862.. En même temps, ils vont jouer un rôle important dans les revendications nationalistes et linguistiques prônant l’utilisation de l’arabe. En juin 1913, un comité de 8 membres, dont 6 Libanais, anime le premier Congrès Arabe à Paris consacré à l’indépendance.

 

La première guerre mondiale entraînera la chute de l’Empire ottoman. Sous le régime des mandats  jusqu’en 1946, les communautés chrétiennes bénéficient de leurs infrastructures scolaires, caritatives, hospitalières et voient leur niveau de vie amélioré ; leurs notables participent  à l’administration locale, connaissant les langues des mandataires. La création d’Israël entraîne des coups d’Etat militaires. Mais des partis  laïques opposés au nassérisme comme le Baath ou le Parti populaire syrien s’ouvriront aux minoritaires. A partir des années 1970, l’échec des pays arabes dans leur lutte contre Israël, va renforcer les partis religieux,  Frères Musulmans et  groupes salafistes opposés à une cogestion avec des non-musulmans. Les dirigeants de l’Egypte et de l’Irak se rapprocheront des islamistes, tandis que ceux de Syrie ou de Palestine conserveront leurs cadres chrétiens.

 

En Egypte, la Constitution proclame l’égalité de tous les citoyens devant la loi, sans distinction de langue, race ou religion.. Depuis 1952, les chrétiens sont éliminés de la fonction publique alors qu’en 1910,  ils détenaient 45 % des postes. Depuis 1975, des églises sont brûlées dans toute l’Egypte, les paysans coptes se voient chassés de leurs terres.  Des massacres ont eu lieu en 2011 dans la capitale, commis par l’armée qui voulait mettre fin à une protestation pacifique.

 

L’Arabie Saoudite compte un million de chrétiens,  arabes ou asiatiques. Il leur est interdit de construire une église ou de se rassembler pour le culte. Plusieurs « prêtres ouvriers » philippins ont été expulsés du pays. Par contre, les Etats du Golfe assurent la liberté de culte aux chrétiens arabes comme le royaume de Bahreïn,. Le Sultanat d’Oman, les Emirats Arabes Unis, qui ont offert, comme le Koweït et le Qatar, des terrains pour construire les églises.

 

En Irak, des postes de direction dans la fonction publique échurent aux chrétiens lors de la prise de pouvoir par les Baathistes et sous. le régime  de Saddam Hussein. La chute de ce régime a entraîné des attentats nombreux contre les églises. Les Chrétiens ne représentent plus que 3% de la population. Clandestins au Liban, en Jordanie, ou en Turquie, ils cherchent à gagner l’Europe, les Etats-Unis ou l’Australie. Beaucoup ont gagné le Kurdistan autonome où des députés et des ministres chrétiens participent au gouvernement.

 

En Jordanie, le régime royal s’appuie sur les tribus bédouines dont certaines sont chrétiennes. Néanmoins, la montée en puissance des Frères Musulmans, la fragilité géopolitique de la Jordanie, liée par traité avec Israël, risquent de peser dramatiquement  sur le maintien de ces privilèges.

 

Au Liban, la guerre atrocement inutile de 17 ans avait réduit le Liban au rôle d’Etat associé à la Syrie. Les grands leaders chrétiens ont disparu, et, comme l’avait rappelé le Patriarche maronite devant les évêques de France en septembre 2011, les chrétiens doivent, pour subsister, maintenir un équilibre entre leurs compatriotes chiites prosyriens et sunnites prosaoudiens.

 

En Palestine, 2% de chrétiens sur 3,2 millions d’habitants tentent de survivre. Des villes, comme Bethléem, ont perdu leur majorité chrétienne. La volonté israélienne de « désarabiser » Jérusalem fait paraître l’exil comme seule solution. Sans eux  le berceau du Christianisme serit réduit à l’accueil de quelques pèlerins étrangers et de dizaines de milliers de touristes indifférents ?

 

La Syrie, bouleversée par l’insurrection et la répression, risque de sombrer dans une guerre civile où les minorités, confessionnelles ou ethniques, seront décimées. 3 patriarches résident toujours à Damas, melkite, syriaque et grec-orthodoxe et le pays est couvert de vestiges chrétiens. La situation tend à ressembler à celle de l’Irak.

 

En Iran, 1990, la fermeture des les librairies chrétiennes, la campagne d’intimidation des  chiites convertis au Christianisme, l’interdiction d’imprimer tout livre chrétien en persan,  les assassinats de pasteurs anglicans, font craindre le pire à l’ensemble des chrétiens du pays.       

  

La Turquie n’est pas devenue laïque avec Atatürk. Il s’agissait d’une politique de « turquisation », c’est-à-dire « d’islamisation ». Les chrétiens doivent suivre les cours d’instruction religieuse musulmane et n’ont le droit, ni d’ouvrir des écoles ou des dispensaires, ni de nouveaux lieux de culte. La capitale, Ankara, n’a aucune église (elles ont toutes été brûlées en 1923). En 1900, un habitant sur quatre était chrétien. En 1981,  90 000 chrétiens sur 50 millions d’habitants.  Aujourd’hui, quelques centaines auxquelles il faut ajouter les réfugiés irakiens en attente de visa. 

 

X    X     X

 

Il était nécessaire de rappeler le rôle qu’ont assumé les Chrétiens dans l’évolution ancienne et récente de leur région. Les espoirs qu’ont fait naître les mouvements du Printemps arabe s’estompent en Egypte et ailleurs pour  tous les citoyens. La société musulmane  soumise aux contraintes du statut personnel, devra faire un immense effort pour le transformer en code sécularisé établissant l’égalité de tous devant la Loi.  

 

 

 

Christian Lochon

 

 

*****

 

Eléments de bibliographie

 

BARRES Maurice, –  Une enquête aux pays du Levant (2 vol.) Paris, Plon, 192

COURBAGE Youssef, FARGUES Philippe, Chrétiens et Juifs dans l’islam arabo-turc, Paris Payot 1997

COURTOIS Sébastien de, Périple en Turquie chrétienne, Paris Presses de la Renaissance 2009

DUPARC Pierre, Instructions aux ambassadeurs en Turquie, Paris, CNRS, 1979

FADELLE Joseph, Le Prix à payer, Paris l’œuvre 2010

FATTAL Antoine, Le Statut légal aux non-musulmans en Pays d’Islam, Paris, Faculté de Droit, 1947

HEYBERGER Bernard, Les Chrétiens au Proche-Orient au temps de la Réforme politique, Ecole Française de Rome, 1994

HEYBERGER B. dir, Chrétiens du Monde Arabe, Un archipel en terre d’Islam, Paris, Autrement 2003

KHALIL Samir, Rôle des chrétiens dans les renaissances arabes, Beyrouth, annales de Philosophie, Vol.6, 1985

KHAWAM René, L’Univers culturel des Chrétiens d’Orient, Paris Cerf 1987

LAURENT Annie, Les Chrétiens d’Orient vont-ils disparaître ?,Paris Salvator 2008

LOCHON Christian, Les Chrétiens de Syrie, Paris Bulletin Œuvre d’Orient,1990-1991(Nos 672 à676)

LOCHON Christian  Les Chrétiens iraniens, Paris, Lettre de l’Œuvre d’Orient, oct 1993

LOCHON Christian, Eglises de France et du Liban, Paris, Bulletin SNOP, 13 mai 1994

LOCHON Christian, France-Liban, Estime et Culture, Actes du Colloque Libanité et Francophonie, Paris, AEFPO, 1993

LOCHON Christian, Rôle et Culture des Chrétiens d’Orient, Paris, Mondes et Cultures LXV, 2005

LOCHON Christian, Rôle et Culture des Chrétiens d’Orient, Paris, Bulletin de l’Œuvre d’Orient, Paris (Nos.753 à 756), 2008 à 2010

RONDOT P. et HALLAQ B. dir, Les Chrétiens du Monde Arabe, Paris, Maisonneuve-Larose

TALAL Prince Hassan Ben, Islam et christianisme, Paris, Brepols 1997

VALOGNES Pierre, Vie et Mort des Chrétiens d’Orient,, Paris, Fayard, 1994

VOLNEY, Voyage en Egypte et en Syrie (1787), Paris, Mouton 1959

 

 

 

© Cherchonslapaix.org