17/1/2014

Dialogue interreligieux : juifs et chrétiens sont “parents”




Le rabbin argentin Skorka au Vatican

 

 

« En vertu des racines communes en Abraham » et « de la toile de fond historique juive où est né le christianisme », les juifs et les chrétiens sont « parents », souligne le rabbin Skorka. Il souhaite que le voyage du pape en Terre Sainte apporte « un message de paix ».

 

Le rabbin argentin Abraham Skorka, ami de longue date du pape François, a été reçu par le pape hier matin, 16 janvier, avec un groupe de rabbins d’Argentine, au Vatican.

 

Le rabbin de Buenos Aires est également intervenu dans l’après-midi à l’Université pontificale grégorienne, en présence du recteur, le P. François-Xavier Dumortier SJ, et du cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens et de la Commission pour les relations religieuses avec le judaïsme.

 

Pour le rabbin, le dialogue interreligieux s’articule sur trois niveaux : d’abord « la connaissance », puis « l’amour » ; enfin « un niveau ‘théologique’, qui peut être très fructueux dans les relations entre juifs et chrétiens ».

 

« Durant notre rencontre, le pape François a dit que la prochaine étape entre juifs et chrétiens serait le niveau théologique », a-t-il confié.

 

Le dialogue interreligieux « est une nécessité pour toutes les religions et ne doit exclure aucune foi », a ajouté le rabbin. Mais « les relations entre juifs et chrétiens seront toujours à une étape supérieure, en vertu des racines communes en Abraham, qui nous rendent en un certain sens “parents”, et en raison du fond historique juif où est né le christianisme ».

 

Du point de vue théologique, « la relation est très profonde », a-t-il souligné, précisant que le dialogue interreligieux devait aussi avoir comme pilier fondamental « le respect de la vie sous toutes ses formes ».

 

Le rabbin a souhaité que le pèlerinage du pape en Terre Sainte (24-26 mai 2014) puisse être « un message de paix ». Même si le pape « ne résoudra pas tous les problèmes, il pourra au moins laisser un signe ».

 

Interrogé par Zenit, le rabbin a fait observer « qu’il y a de grandes attentes parmi les gens, encore plus radicales étant donné le grand charisme du pape François ».

 

 

 

Luca Marcolivio, Anne Kurian

© Source : Zenit. 17 janvier 2014

 

 

 

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Le rabbin Skorka à Sant’Egidio :   

« Avec la bonté, la rectitude et l’amour, nous laissons une empreinte »

 

 

Amitié, dialogue et réflexion sur l’Écriture ont caractérisé hier 14 janvier 2014 la visite du rabbin Abraham Skorka, recteur du séminaire rabbinique de Buenos Aires, à la Communauté de Sant’Egidio de Rome.

 

Dans l’après-midi, le rabbin a visité avec le fondateur de la Communauté, Andrea Riccardi, le centre « Gens de paix » et rencontré les immigrés qui trouvent en ce lieu aide et solidarité.

 

Plus tard, dans la basilique Santa Maria in Trastevere, le rabbin Skorka a évoqué l’amitié qui le lie au pape François et leur rêve commun de changer la société argentine et le monde. Commentant le psaume 1, le rabbin a ensuite souligné l’importance de choisir personnellement de faire le bien et de travailler pour un avenir meilleur pour un grand nombre : « Au-delà des histoires individuelles que nous vivons, mais à travers la bonté, la rectitude, l’amour, nous laissons une empreinte ». Puis il a dit : « Il y a un récit rabbinique dans lequel on parle d’un jeune qui interroge un ancien en train de planter un arbre qui ne donnerait des fruits qu’au bout de très nombreuses années ; le jeune lui dit : ‘mais à quoi bon le plantes-tu puisque tu n’en mangeras pas les fruits ?’ et l’ancien lui répond : ‘mon père aussi a planté un arbre pour moi ; et je plante des arbres pour ceux qui viendront’ ».

 

Travailler ensemble pour construire un avenir de paix, confiants que « le sceau de spiritualité et d’affection que nous laissons ne se perdra pas ». Un rêve qui lie entre eux le rabbin Skorka et le pape François, un rêve que la Communauté de Sant’Egidio s’applique à garder et à faire grandir dans la prière, dans l’amitié avec les pauvres, dans le travail pour la paix.

 

 

 

© Source : Communauté Sant’Egidio. 15 janvier 2014