18/3/2019

Europe fit rêver la Grèce antique de sa naissance.


  Europe fit rêver la Grèce antique de sa naissance.   Princesse phénicienne fille d’Agénor, Roi de Tyr et de Telephassa, soeur de Cadmus. Tel le récit d’une origine transmise et d’une croyance qui traversa la religion hellène des anciens de ce pays.   Etymologiquement le terme voulant dire “l’oeil ou la vue large,” d’une […]



 
Europe fit rêver la Grèce antique de sa naissance.
 
Princesse phénicienne fille d’Agénor, Roi de Tyr et de Telephassa, soeur de Cadmus.
Tel le récit d’une origine transmise et d’une croyance qui traversa la religion hellène des anciens de ce pays.
 
Etymologiquement le terme voulant dire “l’oeil ou la vue large,” d’une terre à l’aspect large dans la langue hellène antique.
 
Elle serait donc bien une  figure  de la Déesse Terre renouvelée sans cesse ou rapportée par une stèle assyrienne plus ancienne distinguant les rivages de la Mer Egée, par ces deux mots phéniciens contenus dans “eu-rope.”
 
De quoi émoustiller la curiosité des recherches étymologiques antiques, des langues, des parlers et des mythes de cet orient qui flirte encore avec la Grèce d’hier à aujourd’hui.
 
La mythologie d’europe semble plus bavarde sur son origine.
 
Zeus rencontra la fille du roi de Tyr sur une plage de Sidon, se métamorphosa à l’approche d’un taureau blanc. La princesse innocente s’en approchant fut enlevée en Crète où la légende s’enracina sur l’île et les deux parents réunis donnèrent naissance à plusieurs rejetons.
 
De quoi vous faire bader de surprise, car le propre du mythe est venu de cet orient déjà  si proche de la partie orientale de notre  continent.
 
Il en devint un objet de littérature, d’histoire des mythes de l’antiquité de l’hellènie, et le sujet de prédilection d’une histoire dont est tirée le nom d’Europe, sans que pour des puristes au demeurant contemporains, cette ressource de la mémoire antique ait toute légitimité encore, pour désigner le continent européen d’aujourd’hui qui en porte encore le nom.
 
Et pourtant depuis le 2 mai 2013, l’Europe a gravé dans ses billets de banque la figure d’Europe chevauchant son cheval blanc. Un motif tiré d’un vase antique du IV ème siècle, puis encore dans ces pièces d’argent chypriotes et dans les pièces de deux euros grecs actuels.
 
Peintres, artistes, écrivains de toutes les époques se sont inspirés de ce récit légendaire et bien porté ; des peintres, Le Titien, Paul Véronèse, Rubens s’en sont inspirés..
 
Le mythe d’europe n’ayant sans doute que peu de place dans la construction de l’europe ultérieure, la référence à Boccace en 1374  n’en donne que davantage d’intérêt pour l’esprit humain qui n’a jamais abandonné ce regard de l’Occident vers l’Orient du continent,
dans ses expressions et son origine.
 
L’astronomie désigne dans la Constellation du Taureau l’enlèvement d’Europe comme cette image perpétuée d’un récit sans fin, toujours revisité et toujours à conquérir pour l’humanité.
 
Loin des yeux, près du coeur, cette Europe qui se cherche sans cesse ne peut faire oublier “la légende de la force divine de ces personnages de la mythologie” sans cesse entravée par les avatars de la vie et les aventures des auteurs mis en scène dans les adversités et les épreuves de leur survie.
 
Europe connaît à nouveau ses légendes vraies désormais des assauts portés sur ses terres, ses populations et son histoire.
 
Objet d’un mimétisme qui la rend désirable et lointaine pour beaucoup, son attrait demeure toujours dans le reste du monde.
 
Princesse d’un rêve d’enfance, Europe se vit chaque jour de ces histoires qui continuent, de ces visiteurs venus d’ailleurs à la quête d’un avenir meilleur, d’enchantement et de désenchantement comme en ces récits légendaires, où le réel reprenant ses droits, l’amertume des uns heurte encore la défiance des autres.
 
Europe nous feras-tu rêver encore comme ces ancêtres grecs de notre terre qui se laissant aller à l’imaginaire, se plaisaient à croire et penser leur avenir meilleur que le leur ?
 
Europe, Europe, de nos incantations répétées, retrouverons-nous le bonheur jouissif d’une promesse partagée entre tous, d’une histoire commune que pour l’heure nous ne comprenons guère que comme un défi majeur de notre propre survie !
 
Fx Esponde