23/11/2017

Les évêques espagnols et la catalogne


Au cours de la session de la CEE- Conférence Episcopale Espagnole- qui se tient cette semaine le Cardinal Ricardo Blasquez, Archevêque de Valladolid et ancien évêque de Bilbao a fait un discours introductif remarqué en évoquant sur un long paragraphe la question catalane du point de vue de l’Eglise espagnole.



 
 
 
 
 
Au cours de la session de la CEE- Conférence Episcopale Espagnole- qui se tient cette semaine le Cardinal Ricardo Blasquez, Archevêque de Valladolid et ancien évêque de Bilbao a fait un discours introductif remarqué en évoquant sur un long paragraphe la question catalane du point de vue de l’Eglise espagnole.
 
Précédemment le Bureau des évêques avait publié une Note le 22 septembre, renvoyant la question catalane aux Evêques des diocèses concernés au premier chef par la situation en cours depuis cette date dans la province.
 
Pour cette session de fin de l’année le Président de la CEE a engagé l’eglise espagnole dans une réflexion partagée avec la totalité des évêques du pays présents à cette conférence.
 
Le ton est clairement défini contre le processus engagé illégalement d’une gouvernance indépendante et en faveur de l’Application de l’article constitutionnel 155 pour restaurer la légalité dans la province.
 
Le cardinal exprime “sa préoccupation de plus en plus vive devant la déclaration d’indépendance unilatérale faite par le Gouvern catalan destitué menaçant l’ordre constitutionnel.”
 
Les espagnols se donnèrent la Constitution il y a quarante ans, dit le cardinal, toute entreprise contre ce processus engendre une rupture perturbatrice de la vie en commun et  conduit au delà des appartenances politiques entre les partis eux mêmes.
 
La Constitution fut le fruit de débat, de discussion, de vote et de consensus. une régulation fondamentale de la vie ensemble, “la convivencia”.
 
Toute rupture atteint et menace l’avenir des générations futures de manque de liberté et de respect.
 
Il apparait compréhensible après quarante ans d’existence que la dite Constitution fut l’ objet de réformes et d’ajouts possibles selon les règles définies par la dite constitution elle même.
 
Le souvenir de certains evêques catalans favorables au référendum, le nombre de prêtres engagés dans ce processus régional, l’usage des églises comme centres ouverts à la tenue des élections, le décompte et les fraudes exercées en ces lieux, l’usage des cloches pour inviter au vote, semblent avoir déplu et contrarié la position d’évêques espagnols hors les limites de la Catalogne.
 
“L’église qui oeuvra à la transition politique poursuit le cardinal avant même qu’elle ne fut reconnue, désire continuer ce travail et sa mission de réconciliation et de pacification.
Les évêques souligne le président de la CEE, demeurent au service de la communion ecclésiale, du vivre ensemble en paix et pour tous les citoyens…
 
Le refus de la militance politique  favorise à terme que personne ne se sente étranger dans une communauté chrétienne pour des raisons légitimes au demeurant.”
 
Autre sujet de l’intervention du cardinal Blasquez l’article 155 de la Constitution Espagnole est rapporté comme la loi qui régule la vie ensemble.
 
Restaurer les relations ecclesiales, sociales, familiales affectées négativement par les événements passés, renouvelleront l’invite au respect et à la liberté necessaires aujourd’hui pour éviter de bâtir des murs et construire des ponts selon les propos tenus par le pape François en des situations similaires.
 
Dans la tradition sociale de l’Eglise pour servir la concorde nationale selon le terme qui fut gravé sur le lieu de sépulture d’Adolfo Suarez père de la transition démocratique espagnole, “ la concorde fut possible”!
 
Au cardinal de souligner “la vie commune est possible dans la diversité sociale de l’espagne !”
 
 
 
Fx Esponde
Pax christi Bayonne
source : Manifestation du 3 octobre à Barcelone. / LLUIS GENE/AFP