14/12/2012

Journée mondiale de la paix 2013 : un message pédagogique


Pour le cardinal Turkson, le message de Benoît XVI pour la prochaine Journée mondiale de la paix est concret, positif et pédagogique. Il donne notamment les caractéristiques des artisans de paix, suivant les domaines d’engagement. Le pape indique clairement ce que doivent faire les opérateurs de paix : promouvoir la vie en plénitude, dans son intégralité, donc dans toutes les dimensions de la personne humaine. Le message attire également l’attention sur les problèmes les plus urgents de notre société.



Analyse du cardinal Turkson

 

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Pour le cardinal Turkson, le message de Benoît XVI pour la prochaine Journée mondiale de la paix est « concret, positif et pédagogique ». Il donne notamment les caractéristiques des artisans de paix, suivant les domaines d’engagement.  Le message du pape pour la 46e Journée mondiale de la paix – 1er janvier 2013 – a été présenté le 14 décembre au Vatican, par le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, président du Conseil pontifical « Justice et Paix », Mgr Mario Toso, S.D.B., secrétaire du dicastère et Mme Flaminia Giovanelli, sous-secrétaire.

 

Message concret, positif et pédagogique

 

Pour le cardinal Turkson, le message de Benoît XVI est « concret », « positif » et « pédagogique ».

 

Il est concret, explique-t-il, car «l’argumentation du pape adhère totalement à la réalité », alors même que « l’expression évangélique du titre – « Heureux les artisans de paix » – peut faire penser à un message de caractère plutôt spirituel, pour ainsi dire, théorique ».

 

Benoît XVI constate d’abord « un fait » : « l’existence de nombreux artisans de paix, au milieu des conflits, des tensions et des violences ». Expliquant à leur intention la béatitude évangélique, il souligne qu’il s’agit « d’une promesse qui est certitude », c’est-à-dire elle n’est « pas liée au futur, mais se réalise déjà en cette vie ».

 

Le pape, poursuit le cardinal, « indique clairement ce que doivent faire les opérateurs de paix » : « promouvoir la vie en plénitude, dans son intégralité, donc dans toutes les dimensions de la personne humaine ». Le message attire également l’attention sur « les problèmes les plus urgents, tels la juste vision du mariage, le droit à l’objection de conscience, la liberté religieuse, la question du travail et du chômage, la crise alimentaire, la crise financière, le rôle de la famille dans l’éducation ».

 

Le message est également « très positif » : non seulement, souligne le cardinal, il « ouvre à l’espérance » mais « il reflète l’amour pour la vie et la vie en plénitude », plaidant pour « les thèmes liés à la justice, nécessaires pour une vie digne en plénitude », où l’homme peut « développer ses potentialités ».

 

Enfin, le message est « éducatif et pédagogique, selon l’habitude de l’Eglise, qui a le devoir de ‘former les consciences’ », fait observer le cardinal.

 

Sur ce dernier aspect, il considère que l’appel du pape est « fort » : il exhorte en effet à « la responsabilité des diverses instances éducatives appelés à former des classes dirigeantes adéquates » et à « étudier de nouveaux modèles économiques et financiers », ce qui est nécessaire pour dépasser les crises particulièrement graves, tant sur le plan financier que « spirituel et moral ».

 

Caractéristiques de l’artisan de paix

 

Le cardinal donne également une synthèse du message, en faisant ressortir les traits caractéristiques de l’artisan de paix selon Benoît XVI.

 

La première partie du message (1 à 3), explique-t-il, « consiste à motiver le choix du thème » : malgré les « difficultés alarmantes » actuelles, le pape « constate qu’il existe des artisans de paix ».

 

En ce sens, la béatitude évangélique « n’est pas une recommandation assortie d’une récompense dans l’autre vie », c’est l’« accomplissement » d’une promesse : « ceux qui se confient à Dieu et qui accueillent Jésus reçoivent le don de sa paix ».

 

Cependant, souligne le cardinal, « la paix est aussi une œuvre humaine » et elle est signe que l’humanité constitue « une unique famille humaine ».

 

Dans ce cadre, « l’artisan de paix est celui qui recherche le bien de l’autre », le « bien plénier de l’âme et du corps » et qui « collabore à la réalisation du bien commun dans la société ».

 

La deuxième partie, (4 et 5), poursuit le cardinal, souligne que « la réalisation du bien commun et de la paix sont liés au respect de la vie humaine dans son intégralité » : concrètement, « les vrais artisans de paix sont ceux qui défendent et promeuvent vie de sa conception jusqu’à sa mort naturelle » et dans ce cadre, reconnaissent « la structure naturelle du mariage, union entre un homme et une femme ».

 

L’engagement pour la paix a aussi une « dimension transcendante », au service de la liberté religieuse, et une « dimension communautaire » où « l’artisan de paix promeut les droits et devoirs sociaux essentiels pour la pleine réalisation des droits et devoirs civils et politiques ».

 

Dans ce cadre, Benoît XVI insiste sur la nécessité de « poursuivre l’engagement pour le plein emploi », ajoute le cardinal.

 

Dans l’action pour « un nouveau développement intégral et durable et une nouvelle économie », le pape préconise « une échelle de valeurs » avec « Dieu comme référence ultime ». Pour sortir de la crise, il encourage à « promouvoir la vie en favorisant la créativité humaine », une créativité « qui laisse la place à la logique du don de soi ».

 

Il souligne également l’urgence d’une « considération adéquate de la crise alimentaire », qu’il estime « bien plus grave que la crise financière », précise le cardinal. Dans ce cadre, les artisans de paix ont « le rôle de créer, spécialement pour les petits agriculteurs, des conditions pour accomplir leur travail dignement ».

 

Enfin, la troisième partie du message (6 et 7) s’arrête sur « le thème de l’éducation », dont la famille est le premier lieu, mais dont les communautés religieuses et les institutions culturelles, scolastiques et universitaires sont parties prenantes.

 

Au final, conclut le cardinal, la « pédagogie de la paix » implique « action, compassion, solidarité, courage et persévérance » : il s’agit d’avoir « une riche vie intérieure, des références morales valides et des styles de vie appropriés ». Il s’agit aussi de « vivre avec bienveillance et non seulement avec tolérance », de savoir « dire non à la vengeance, reconnaître ses torts, et pardonner ».

 

 

Anne Kurian

© Source : Zenit. 14 décembre 2012

 

 

 

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La crise alimentaire, bien plus grave que la crise financière

 

Message de Benoît XVI pour la Journée mondiale de la paix

 

  

Pour construire la paix, Benoît XVI encourage la mise en place d’« un nouveau modèle de développement et d’économie », ce qui suppose un « discernement » et une réflexion sur le bon usage qu’il est possible de faire de la crise actuelle. Il fait observer que la crise alimentaire est « bien plus grave que la crise financière ».

 

Le Vatican a en effet publié, le 14 décembre, le message de Benoît XVI pour la Journée mondiale de la Paix, le 1er janvier 2013, sur le thème de la béatitude : « Heureux les artisans de paix ».

 

Le pape consacre en effet à ce thème la cinquième partie de son message en disant : « Un nouveau regard sur l’économie s’avèrent nécessaires ».

 

Et d’expliquer : « Aussi bien le développement intégral, solidaire et durable, que le bien commun, exigent une échelle correcte de “biens-valeurs”, qu’il est possible de structurer en ayant Dieu comme référence ultime. Il ne suffit pas d’avoir à disposition de nombreux moyens et de nombreuses opportunités de choix, même appréciables. Autant les multiples biens efficaces pour le développement, que les opportunités de choix doivent être utilisés dans la perspective d’une vie bonne, d’une conduite droite qui reconnaisse le primat de la dimension spirituelle et l’appel à la réalisation du bien commun. Dans le cas contraire, ils perdent leur juste valeur, finissant par s’ériger en nouvelles idoles ».

 

Du bon usage de la crise               

 

« Pour sortir de la crise financière et économique actuelle – qui a pour effet une croissance des inégalités – il faut des personnes, des groupes, des institutions qui promeuvent la vie en favorisant la créativité humaine pour tirer, même de la crise, l’occasion d’un discernement et d’un nouveau modèle économique ».

 

Le pape remet en question un modèle dominant : « Le modèle prévalant des dernières décennies postulait la recherche de la maximalisation du profit et de la consommation, dans une optique individualiste et égoïste, tendant à évaluer les personnes seulement par leur capacité à répondre aux exigences de la compétitivité ».

 

Avec audace, le pape propose un autre modèle : « Au contraire, dans une autre perspective, le succès véritable et durable s’obtient par le don de soi, de ses propres capacités intellectuelles, de son esprit d’initiative, parce que le développement économique vivable, c’est-à-dire authentiquement humain, a besoin du principe de gratuité comme expression de fraternité et de la logique du don[5]. Concrètement, dans l’activité économique, l’artisan de paix se présente comme celui qui instaure avec ses collaborateurs et ses collègues, avec les commanditaires et les usagers, des relations de loyauté et de réciprocité. Il exerce l’activité économique pour le bien commun, vit son engagement comme quelque chose qui va au-delà de son intérêt propre, au bénéfice des générations présentes et futures. Et ainsi, il travaille non seulement pour lui, mais aussi pour donner aux autres un avenir et un travail décent ».

 

La clef d’un succès durable          

 

Le pape insiste sur el rôle de l’Etat : « Dans le domaine économique, il est demandé, spécialement de la part des États, des politiques de développement industriel et agricole qui aient le souci du progrès social et de l’universalisation d’un État de droit, démocratique ».

 

Mais il invite en quelque sorte aussi à une « conversion » du marché » dénonçant la gravité de la crise alimentaire: «  Ensuite, la structuration éthique des marchés monétaires, financiers et commerciaux est fondamentale et incontournable; ceux-ci seront stabilisés et le plus possible coordonnés et contrôlés, de façon à ne pas nuire aux plus pauvres. La sollicitude des nombreux artisans de paix doit en outre se mettre – avec plus de résolution par rapport à ce qui s’est fait jusqu’à aujourd’hui – à considérer la crise alimentaire, bien plus grave que la crise financière ».

 

La sécurité alimentaire

 

Le pape insiste sur la sécurité alimentaire : « Le thème de la sécurité des approvisionnements alimentaires en est venu à être central dans l’agenda politique international, à cause de crises connexes, entre autre, aux fluctuations soudaines des prix des matières premières agricoles, aux comportements irresponsables de certains agents économiques et à un contrôle insuffisant de la part des gouvernements et de la communauté internationale ».

 

Le pape indique une direction : « Pour faire face à cette crise, les artisans de paix sont appelés à œuvrer ensemble en esprit de solidarité, du niveau local au niveau international, avec pour objectif de mettre les agriculteurs, en particulier dans les petites réalités rurales, en condition de pouvoir exercer leur activité de façon digne et durable, d’un point de vue social, environnemental et économique ».

 

 

Anita Bourdin

© Source : Zenit. 15 décembre 2012

 

 

 

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Benoît XVI défend le droit au travail « pour tous »

 

Message pour le 1er janvier 2013

 

 

Le respect du droit au travail contribue à la paix dans le monde, fait observer Benoît XVI qui réclame le travail « pour tous » et des innovations pour le favoriser. Le Vatican a en effet publié, le 14 décembre, le message de Benoît XVI pour la Journée mondiale de la Paix, le 1er janvier 2013, sur le thème de la béatitude : « Heureux les artisans de paix ».

 

Les idéologies du libéralisme radical

 

Le pape fustige « les idéologies du libéralisme radical » et la « technocratie » au nom de la dignité humaine : « L’artisan de paix doit aussi avoir conscience que de plus en plus de secteurs de l’opinion publique sont touchés par les idéologies du libéralisme radical et de la technocratie qui leur instillent la conviction selon laquelle la croissance économique est à obtenir aussi au prix de l’érosion de la fonction sociale de l’État et des réseaux de solidarité de la société civile, ainsi que des droits et des devoirs sociaux. Or, il faut considérer que ces droits et devoirs sont fondamentaux pour la pleine réalisation des autres, à commencer par les droits et les devoirs civiques et politiques ».

 

Il souligne le défi de la défense du « droit au travail » : « Parmi les droits et les devoirs sociaux aujourd’hui les plus menacés, il y a le droit au travail. Cela est dû au fait que le travail et la juste reconnaissance du statut juridique des travailleurs sont de moins en moins correctement valorisés, parce que le développement économique dépendrait surtout de la pleine liberté des marchés. Le travail est appréhendé comme une variable dépendant des mécanismes économiques et financiers ».

 

Pour des politiques courageuses et novatrices

 

Le pape insiste de façon solennelle et en première personne : « À ce sujet, je répète ici, que la dignité de l’homme, ainsi que la logique économique, sociale et politique, exigent que l’on continue à « se donner comme objectif prioritaire l’accès au travail ou son maintien, pour tous ». »

 

« La réalisation de cet objectif ambitieux, fait remarquer le pape, a pour condition une appréhension renouvelée du travail, fondée sur des principes éthiques et des valeurs spirituelles de nature à renforcer sa conception en tant que bien fondamental pour la personne, la famille, la société. À ce bien correspondent un devoir et un droit qui exigent des politiques courageuses et novatrices en faveur du travail pour tous ».

 

 

Anita Bourdin

© Source : Zenit. 15 décembre 2012

 

 

 

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La liberté religieuse, facteur fondamental pour la paix

 

Message de Benoît XVI pour le 1er janvier 2013

 

 

La liberté religieuse est un facteur fondamental pour la paix des peuples, déclare Benoît XVI dans son Message pour la journée mondiale de la paix du 1er janvier 2013. Le Vatican a en effet publié, le 14 décembre, le message de Benoît XVI pour la Journée mondiale de la Paix, le 1er janvier 2013, sur le thème de la béatitude : « Heureux les artisans de paix ».

 

« Parmi les droits fondamentaux, concernant aussi la vie pacifique des peuples, il y a également celui des particuliers et des communautés à la liberté religieuse », affirme le pape qui décline ce droit en termes « positifs ».

 

Même dans les pays de tradition chrétienne

 

« En ce moment de l’histoire, dit-il, il devient de plus en plus important qu’un tel droit soit promu non seulement du point de vue négatif, comme liberté face à – par exemple des obligations ou des restrictions relatives à la liberté de choisir sa propre religion –, mais aussi du point de vue positif, en ses différentes articulations, comme liberté de : par exemple de témoigner de sa propre religion, d’annoncer et de communiquer ses enseignements ; d’accomplir des activités éducatives, de bienfaisance et d’assistance qui permettent d’appliquer les préceptes religieux ; d’exister et d’agir en tant qu’organismes sociaux, structurés selon les principes doctrinaux et les fins institutionnelles qui leur sont propres ».

 

« Malheureusement, même dans les pays de vieille tradition chrétienne, se multiplient les épisodes d’intolérance religieuse, en particulier contre le christianisme et contre ceux qui revêtent simplement les signes distinctifs de leur propre religion, fait observer Benoît XVI.

 

 

Anita Bourdin

© Source : Zenit. 15 décembre 2012

 

 

 

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Qui veut la paix ne peut tolérer des atteintes contre la vie

 

Message pour la Journée mondiale de la paix

 

 

Pour Benoît XVI, les artisans de paix sont ceux qui aiment, défendent et promeuvent la vie dans son intégralité : « Qui veut la paix ne peut tolérer des atteintes ou des crimes contre la vie ». Le pape défend également les valeurs du mariage en tant qu’union d’un homme et d’une femme.

 

Le Vatican a en effet publié, le 14 décembre, le message de Benoît XVI pour la Journée mondiale de la Paix, le 1er janvier 2013, sur le thème de la béatitude : « Heureux les artisans de paix ».

 

Les vrais artisans de paix

 

Le pape consacre en effet la quatrième partie de son message à al défense de la vie humaine te de la famille en disant : « Le chemin de réalisation du bien commun et de la paix est avant tout le respect pour la vie humaine, considérée dans la variété de ses aspects, à commencer par sa conception, dans son développement, et jusqu’à son terme naturel. Les vrais artisans de paix sont alors ceux qui aiment, défendent et promeuvent la vie humaine en toutes ses dimensions : personnelle, communautaire et transcendante. La vie en plénitude est le sommet de la paix. Qui veut la paix ne peut tolérer des atteintes ou des crimes contre la vie ».

 

Le pape cite les atteintes à la vie humaine à tous ses stages en disant : « Ceux qui n’apprécient pas suffisamment la valeur de la vie humaine et, par conséquent, soutiennent la libéralisation de l’avortement par exemple, ne se rendent peut-être pas compte que de cette façon ils proposent la recherche d’une paix illusoire. La fuite des responsabilités qui avilit la personne humaine et, encore davantage, le meurtre d’un être sans défense et innocent, ne pourront jamais produire ni bonheur ni paix ».

 

Dégâts irréparables pour le développement

 

Le pape interroge sur la cohérence des choix de société : « Comment peut-on penser en effet construire la paix, le développement intégral des peuples ou la sauvegarde même de l’environnement sans que soit défendu le droit des plus faibles à la vie, à commencer par les enfants à naître ? »

 

Il répond : « Toute atteinte à la vie, en particulier à son origine, provoque inévitablement des dégâts irréparables pour le développement, pour la paix, pour l’environnement ».

 

Le pape débusque également des « faux droits » : « Il n’est pas juste non plus de codifier de manière sournoise de faux droits ou des abus qui, fondés sur une vision réductrice et relativiste de l’être humain et sur l’utilisation habile d’expressions ambiguës destinées à favoriser un prétendu droit à l’avortement et à l’euthanasie, menacent le droit fondamental à la vie ».

 

Pour ce qui est du mariage, Benoît XVI affirme son importance pour la paix en disant : « La structure naturelle du mariage doit être aussi reconnue et promue, c’est-à-dire l’union entre un homme et une femme, face aux tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes radicalement différentes d’union qui, en réalité, la dénaturent et contribuent à la déstabiliser, éclipsant son caractère particulier et son rôle social irremplaçable ».

 

L’Eglise n’est pas seule

 

Il fait observer que ces principes fédèrent au-delà des clivages religieux : « Ces principes ne sont pas des vérités de foi ; ils ne sont pas non plus seulement une conséquence du droit à la liberté religieuse. Ils sont inscrits dans la nature humaine elle-même, identifiables par la raison, et donc communs à toute l’humanité ».

 

L’Osservatore Romano de ce 15 décembre fait observer, par la plume de son directeur, Giovanni Maria Vian, récemment fait chevalier de la Légion d’Honneur, que dans la mobilisation suscitée en France par un projet de loi – « le mariage pour tous » – le thème fédère « des orthodoxes, des protestants, des juifs, des musulmans, et des intellectuels laïcs » et que « l’Eglise n’est pas isolée ».

 

Le pape lui-même affirme le caractère non confessionnel de cette mobilisation : « L’action de l’Église en faveur de leur promotion ne revêt donc pas un caractère confessionnel mais s’adresse à toutes les personnes, quelle que soit leur appartenance religieuse. Cette action est d’autant plus nécessaire que ces principes sont niés ou mal compris, car cela constitue une offense faite à la vérité de la personne humaine, une grave blessure infligée à la justice et à la paix ».

 

L’objection de conscience

 

Et surtout, Benoît XVI insiste sur le droit à l’objection de conscience face à des lois considérées comme contraires aux valeurs : « C »’est pourquoi la reconnaissance par les ordonnancements juridiques et par l’administration de la justice du droit à l’usage du principe d’objection de conscience face à des lois et à des mesures gouvernementales portant atteintes à la dignité humaine, comme l’avortement et l’euthanasie, est aussi une importante contribution à la paix ».

 

 

Anita Bourdin

© Source : Zenit. 15 décembre 2012

 

 

 

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Avoir confiance en Dieu et en ses promesses,

ce n’est pas être ingénu

 

Du message de Benoît XVI pour la Journée mondiale de la paix

 

 

« Avoir confiance en Dieu et en ses promesses, ce n’est pas être ingénu ou loin de la réalité mais faire « l’expérience joyeuse d’un don immense », affirme le Père Federico Lombardi, directeur du Centre de télévision du Vatican (CTV).

 

Le P. Lombardi revient sur le message du pape Benoît XVI pour la prochaine Journée mondiale de la paix, le 1er janvier 2013, le thème de la béatitude : « Heureux les artisans de paix », présenté vendredi au Vatican.

 

Ce message, commente le directeur du CTV et de Radio Vatican, va à contre-courant sous divers aspects. Il réaffirme que « la paix a pour condition préalable le démantèlement de la dictature du relativisme et d’une morale totalement autonome qui exclut la reconnaissance de la loi morale naturelle écrite par Dieu dans la conscience de l’homme », et donc  « revient sur la défense de la vie, du mariage, sur la liberté religieuse et le droit de l’objection de conscience », qui sont des thèmes actuels.

 

 Mais le pape ne fait pas que cela, relève le porte-parole du Saint-Siège : «  dans le contexte actuel de crise, il insiste sut la fonction sociale de l’Etat, sur le droit au travail, sur le fait que la crise alimentaire est plus grave que la crise financière, sur la nécessité d’un modèle de développement centré non sur le profit mais sur le bien commun, sur la fraternité, sur la valeur du don gratuit ».

 

Et il le fait, ajoute-t-il, en proposant  « une vraie pédagogie » de la paix, une pédagogie à pratiquer « en famille, à l’école, ou dans une communauté religieuse ou civile », sachant que  la paix … « s’éduque avec clairvoyance ».

 

« Les quatre piliers de la paix sont la vérité, la liberté, l’amour et la justice », rappelle alors le père Lombardi en renvoyant aux les paroles de Jean XXIII dans son encyclique « Pacem in Terris », car comme celui-ci disait et comme a réaffirmé Benoît XVI : « La paix est un ordre vivifié et structuré par l’amour; ainsi chacun ressent comme siens les besoins et les exigences d’autrui, fait partager ses propres biens aux autres ».

 

« Ceci peut sembler ingénu, mais nous savons tous que cela est juste. Essayons encore ! », a fait observer le père Lombardi.

 

 

Océane Le Gall

© Source : Zenit. 17 décembre 2012