30/10/2014

Le droit à la vie, fondement de tous les droits de l’homme


Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies à New York, est intervenu devant la troisième commission de la 69e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, sur le thème des droits de l’homme, le 29 octobre 2014. Le droit à la vie, inscrit dans la loi naturelle et protégé par les lois internationales sur les droits de l’homme, est à la base de tous les droits de l’homme, a rappelé le Saint-Siège, demandant la protection de toute vie dans toutes ses étapes, de la conception jusqu’à la mort naturelle.



Déclaration du Saint-Siège à l’ONU

 

 

« Le droit à la vie est le fondement de tous les droits de l’homme », souligne le Saint-Siège à la tribune de l’ONU.

 

Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies à New York, est intervenu devant la troisième commission de la 69e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, sur le thème des droits de l’homme, le 29 octobre 2014.

 

« Le droit à la vie, inscrit dans la loi naturelle et protégé par les lois internationales sur les droits de l’homme, est à la base de tous les droits de l’homme », a rappelé d’emblée le Saint-Siège, demandant la protection de toute vie « dans toutes ses étapes, de la conception jusqu’à la mort naturelle ».

 

L’archevêque a salué à ce sujet « la diminution du recours à la peine de mort dans le monde » ces deux dernières années, se faisant l’écho des paroles du pape François devant les représentants de l’Association internationale de droit pénal le 23 octobre dernier : le pape avait plaidé pour la suppression de la peine de mort sous toutes ses formes, y compris « l’emprisonnement à vie » et pour améliorer les conditions de détention.

 

Mais les droits de l’homme « inaliénables » comprennent aussi « le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion », qui « fait face à de sérieux défis dans le monde entier », a poursuivi Mgr Auza, exprimant l’inquiétude du Saint-Siège pour les violations contre la liberté religieuse dans certaines régions, en particulier à l’encontre des minorités.

 

« Dans d’autres parties du monde, a-t-il ajouté, la liberté religieuse rencontre des obstacles juridiques posés par les pouvoirs publics » : « certaines autorités cherchent à restreindre la pratique religieuse à la sphère privée et à imposer des obligations juridiques qui sont en conflit avec la conscience personnelle et les croyances religieuses ».

 

Le respect de la liberté religieuse « doit aller au-delà la simple tolérance », qui parfois se transforme en « condescendance, voire en comportement discriminatoire », a poursuivi l’archevêque : elle implique « le droit de tous à pratiquer sa foi seul ou en commun, tant en public qu’en privé, et le droit de changer de religion ».

 

Le Saint-Siège a souhaité un renforcement du système international des droits de l’homme : « une réforme significative vers un plus grand respect des traités et leur mise en pratique fidèle et objective, non pas politique ou idéologique ».

 

 

 

© Source : Zenit. 30 octobre 2014