21/7/2015

le pape François invite les maires du monde à prendre soin de l’environnement


Au terme de la rencontre des maires du monde entier, organisée au Vatican le 21 juillet 2015 par l’Académie pontificale des sciences sociales, une déclaration commune a été signée pour marquer leur engagement pour affronter deux urgences dramatiques liées : le changement climatique provoqué par l’homme et l’exclusion sociale dans ses formes extrêmes de pauvreté radicale, d’esclavage moderne et traite des personnes. Les maires espèrent un accord audacieux sur le climat, lors de la COP 21 en fin d’année à Paris.



Le Pape attend beaucoup de la COP 21, le grand rendez-vous de Paris sur le climat en fin d’année. Il a bon espoir qu’un accord soit trouvé en décembre prochain. François s’est adressé mardi en fin de journée aux maires des grandes villes du monde, réunis à Rome pour une rencontre inédite organisée par les académies des Sciences et des Sciences Sociales afin de discuter de la double lutte contre le réchauffement climatique et la traite des êtres humains.

 

Le Souverain Pontife a exhorté les Nations Unies à prendre position sur ces problématiques. Dans son discours improvisé, il s’est beaucoup appuyé sur son encyclique Laudato Si’. « Le développement incontrôlé des villes », conséquence d’une protection de l’environnement négligée, crée des lieux de pauvreté toujours plus grands, où les habitants souffrent.

 

Les phénomènes liés multiples. Le premier est la migration : les personnes viennent peupler les grandes villes, car le monde rural ne leur offre pas d’autres opportunités. Ces populations alimentent ainsi les quartiers marginalisés, les favelas, regrettent François.

 

Le deuxième phénomène, déjà dénoncé dans l’encyclique, est l’idolâtrie de la technocratie : celle-ci « vole le travail, crée le chômage ». Un phénomène qui touche particulièrement les jeunes et qui pousse à migrer – cela renvoie ainsi au premier phénomène décrit par le Pape. Le manque de travail crée ainsi chez les jeunes des « dépendances, l’ennui, des vies sans sens », incite au « suicide » et les pousse vers d’autres horizons, comme des « projets de guérilla ».

 

Le maque de travail a aussi comme conséquence le trafic d’êtres humain, le travail au noir. « Le travail esclavagiste, la prostitution, sont des sources de travail, afin de pouvoir survivre au jour d’aujourd’hui », regrette François.   

 

Pour éviter tous ces maux, il faut donc prendre soin de la Création. Au sens où l’entend le Saint-Père : il est revenu sur le concept d’écologie humaine qu’il développe dans Laudato Si’. Il précise que ce n’est pas une encyclique « verte », mais une encyclique « sociale ». « Prendre soin de l’environnement, c’est avoir un comportement d’écologie humaine, explique-t-il. L’écologie est totale, elle est humaine : on ne peut pas séparer l’Homme du reste. Il y a une relation de cause à effet, que ce soit dans le sens de l’environnement sur la personne » ou l’inverse. Autrement dit, « la façon dont l’homme traite l’environnement rebondit sur lui-même quand il maltraite » ce dernier, son environnement.

 

 

© Source : Radio Vatican. 21 juillet 2015

Crédit photo : Les maires avec le Pape, après la signature de la déclaration commune, mardi au Vatican – AFP

 

 

 

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Au Vatican, les maires s’engagent

pour « l’émancipation des pauvres »

 

 

Au terme de la rencontre des maires du monde entier, mardi au Vatican, une déclaration commune a été signée pour marquer leur engagement pour affronter deux urgences dramatiques liées : « le changement climatique provoqué par l’homme et l’exclusion sociale dans ses formes extrêmes de pauvreté radicale, d’esclavage moderne et traite des personnes ». Le texte a été également paraphé par le Pape François, qui est intervenu face aux maires en fin de journée. Le rendez-vous a été organisé par les académies pontificales des Sciences et des Sciences Sociales.

 

Se basant sur l’encyclique du Souverain Pontife Laudato Si’, tous reconnaissent que « le changement climatique d’origine humaine est une réalité scientifique et son contrôle effectif est un impératif moral pour l’humanité ».

 

« Les pauvres et les exclus, malgré leur rôle minime dans l’altération du climat, affrontent les terribles menaces des perturbations climatiques anthropiques comme la fréquence accrue des sécheresses, des tempêtes extrêmes, des vagues de chaleur, et de l’élévation du niveau de la mer », écrivent les maires.

 

« Aujourd’hui, l’humanité a à sa portée la maîtrise technologique, les ressources financières et le savoir-faire pour inverser les changements climatiques anthropiques et mettre fin à la pauvreté extrême, poursuit le texte, à travers l’application de solutions de développement durable, parmi lesquelles l’adoption de systèmes énergétiques à faible émission de carbone soutenus par les technologies de l’information et de la communication ».

 

Le contrôle du changement climatique anthropique devrait être renforcé « par de nouvelles incitations à la transition vers des énergies renouvelables et à faible émission de carbone et par la poursuite incessante de la paix qui permettra en outre une redistribution du financement public des dépenses militaires vers des investissements urgents pour le développement durable ».

 

Les maires espèrent ainsi que les dirigeants politiques de tous les États membres des Nations Unies trouvent un accord « audacieux » sur le climat, lors de la COP 21 en fin d’année à Paris. Un rendez-vous qui « pourrait être la dernière possibilité effective de négocier des accords qui maintiennent le réchauffement provoqué par l’homme en dessous des 2°C ». Les dirigeants sont invité à protéger les pauvres et les plus vulnérables du changement climatique en court « qui met gravement en péril leur vie ».

 

« Les pays à revenu élevé devraient aider à financer les coûts d’atténuation du changement climatique dans les pays à faible revenu comme ces premiers ont promis de faire », écrivent encore les maires.

 

En conclusion, ces derniers s’engagent « à favoriser, dans [leurs] villes et [leurs] établissements urbains, l’émancipation des pauvres et de ceux qui sont en situation de vulnérabilité, pour réduire leur exposition aux événements climatiques extrêmes et autres chocs et catastrophes économiques, sociaux, environnementaux qui alimentent la traite humaine et les migrations forcées ; À mettre fin à l’abus, à l’exploitation, à la traite des personnes et à toutes les formes d’esclavage moderne. Ces crimes contre l’humanité incluent le travail forcé, la prostitution, le trafic d’organes, et la servitude domestique ; À développer des programmes de réinstallation, de réinsertion et d’intégration sociale au niveau national afin d’éviter le rapatriement involontaire des personnes victimes de la traite ».

 

 

© Source : Radio Vatican. 22 juillet 2015

 

 

 

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La protection de l’environnement

est une attitude sociale

 

 

« La protection de l’environnement est une attitude sociale », explique le pape François qui déclare aussi : « L’écologie est totale, elle est humaine ».

 

Le pape François est en effet intervenu dans la salle du synode, ce mardi 21 juillet, à 17h, au “Carrefour” international de maires du monde – mettant en lumière le lien entre réchauffement climatique et esclavage moderne – qui a été présenté au Vatican le 15 juillet, sous le titre : “Esclavage moderne et changement climatique : l’engagement des villes”. Il est organisé au Vatican par l’Académie pontificale des sciences sociales.

 

Au cours de la rencontre, le pape a prononcé un discours d’abondance du cœur, en langue espagnole.

 

Le pape évoque aussi la question des mines pour laquelle il a récemment adressé un message au cardinal Turkson.

 

Ecologie humaine, totale

 

Le pape souligne le lien indissoluble entre l’humanité et l’environnement : il faut donc une écologie « humaine », « totale ». “Bonsoir, bienvenus! a dit le pape François. Je vous remercie sincèrement, de tout cœur, pour le travail que vous avez fait. C’est vrai que tout tournait autour du thème de la protection de l’environnement, de cette culture de la protection de l’environnement. Mais cette culture de la protection de l’environnement n’est pas seulement une attitude « verte » – je le dis dans un sens positif –, ce n’est pas une attitude « verte », c’est beaucoup plus. C’est-à-dire que protéger l’environnement est une attitude de l’écologie humaine. En d’autres termes, nous ne pouvons pas dire : la personne est ici et la création, l’environnement, là. L’écologie est totale, elle est humaine. »

 

Une encyclique sociale

 

Le pape insiste sur le fait que son encyclique n’est pas « verte » mais « sociale » : « C’est ce que j’ai voulu exprimer dans Laudato Si’ : que l’on ne peut pas séparer l’homme du reste, il y a une relation d’incidence mutuelle, soit de l’environnement sur la personne, soit de la personne sur la façon de traiter l’environnement. Et aussi que l’effet de boomerang contre l’homme quand l’environnement est maltraité. C’est pourquoi face à une question qu’on m’a posées, j’ai dit : « Non, ce n’est pas une encyclique « verte », c’est une encyclique « sociale ». Parce que dans le milieu social, de la vie sociale des hommes, nous ne pouvons pas mettre à part la protection de l’environnement. Plus encore, la protection de l’environnement est une attitude sociale, qui nous socialise d’une façon ou d’une autre – chacun peut y placer la valeur qu’il veut –  .et d’un autre côté, nous fait recevoir – l’expression italienne quand ils parlent de l’environnement me plaît – de la « Création », de ce qui nous a été donné comme don, à savoir l’environnement. »

 

Migrations et environnement

 

Le pape a souligné le rapport entre la « croissance démesurée des villes », le phénomène migratoire et la dégradation de l’environnement : « D’un autre côté, pourquoi cette invitation qui m’a paru une idée – de l’Académie, de Mgr Sanchez Sorondo – très féconde, d’inviter les « alcades », les maires des grandes villes – ou pas si grandes -, mais de les inviter ici pour parler de cela ? Parce que l’une des choses que l’on remarque le plus quand l’environnement – la Création -, n’est pas protégé c’est la croissance démesurée des villes. C’est un phénomène mondial : les « têtes », les grandes cités, grandissent, mais à chaque fois avec des cordons de pauvreté et de misère plus grands, où les gens souffrent des effets d’une négligence de l’environnement. Dans ce sens, le phénomène migratoire est enveloppé. »

 

Le pape souligne une première raison de ce phénomène : l’absence d’avenir dans les campagnes : « Pourquoi les gens viennent-ils dans les grandes villes, dans les périphéries des grandes villes, les « quartiers de misère », les « chabolas » les « favelas » ? Qu’est-ce qui déclenche cela ? Simplement parce que dans le monde rural ne leur offre plus d’opportunités. » 

 

Exode rural et chômage

 

Il dénonce la technocratie comme cause de cet exode rural, du chômage, surtout des jeunes, avec la plaie du suicide: « Et un point qui est dans l’encyclique, et avec beaucoup de respect, mais il faut le dénoncer, c’est l’idolâtrie de la technocratie. La technocratie conduit à enlever le travail, crée du chômage, les phénomènes de chômage sont très grand et on a besoin d’émigrer, à la recherche de nouveaux horizons. Le grand nombre des chômeurs inquiète, surtout celui des jeunes. Je n’ai pas les statistiques, mais dans certains pays d’Europe, le chômage des jeunes de moins de 25 ans arrive à 50%. Entre 40 – 47, je pense à un autre pays et 50 : je penses à d’autres statistiques sérieuses données par des chefs de gouvernements, les chefs d’Etat directement. Et en se projetant vers l’avenir, cela nous fait voir un fantôme, à savoir une jeunesse au chômage à laquelle quel horizon et quel avenir offrir ? Que reste-t-il à cette jeunesse ? Ou les dépendances ou l’ennui, ou ne pas savoir quoi faire de sa vie – une vie sans aucun sens, très dure – ou le suicide des jeunes – les statistiques du suicide des jeunes ne sont pas publiées dans leur totalité- pu chercher d’autres horizons, même dans des projets guerriers, un idéal de vie. »

 

La déforestation

 

Le pape indique en outre les risques pour la santé : « D’un autre côté, la santé est en jeu. La quantité de maladies qu’on appelle “rares” qui viennent de nombreux fertilisants des champs – ou va savoir, on ne sait pas encore bien les causes – mais d’un excès de “technique”. Parmi les plus grands problèmes il y a l’oxygène et l’eau.  C’est-à-dire la désertification de grandes régions du fait de la déforestation. Ici, à mon côté, il y a le cardinal archevêque chargé de l’Amazonie brésilienne : il peut dire ce que signifie la déforestation aujourd’hui en Amazonie, qui est le poumon du monde, Congo, Amazonie, les grands poumons du monde. La déforestation dans ma patrie : il y a quelques années, – 8 ou 9 ans – je me souviens que le gouvernement fédéral a fait un procès à une province, il y a eu un jugement pour arrêter la déforestation qui affectait la population. »

 

Le travail au noir et l’esclavage

 

« Que se passe-t-il quand tous ces phénomènes de technique excessive, d’absence de protection de l’environnement, en plus des phénomènes naturels, ont un impact sur la migration? Le fait de ne pas avoir de travail, et ensuite la traite des personnes. Le travail au noir devient plus habituel, un travail sans contrat, un travail réglé sous la table. Comme il s’est développé! Le travail au noir est très important, ce qui signifie qu’une personne ne gagne pas suffisamment pour vivre. Cela peut provoquer des attitudes délictueuses et tout ce qui se passe dans une grande ville du fait de ces migrations provoquées par la “technique”.

 

Surtout, je me réfère en particulier à l’agriculture ou à la traite des personnes dans le travail de l’exploitation minière, l’esclavage dans les mines et encore très grand. Il est très fort. Et ce que signifie l’utilisation de certains éléments de nettoyage des minéraux – arsenic, cyanure – qui provoquent des maladies dans la population. Il y a là une très grande responsabilité. C’est-à-dire que tout revient, tout retourne. C’est l’effet boomerang contre ma même personne. Cela peut être la traite des personnes du fait du travail – esclave, la prostitution, qui sont des sources de travail pour pouvoir survivre aujourd’hui.”

 

Le pape François évoque l’importance du rôle des Nations Unies et la nécessité de travailler à partir des périphéries pour transformer l’« inculture » – notion de Romano Guardini – en culture.

 

Alors que lui-même est en train de préparer son discours aux Nations Unies, le pape a fait observer : « Le Saint-Siège ou tel autre pays pourront faire un beau discours aux Nations Unies mais si le travail ne vient pas des périphéries vers le centre, c’est sans effet. » Mais en même temps, il souligne l’importance d’impliquer les Nations Unies dans la cause écologique au sens intégral, qui inclut l’humanité, notamment les plus vulnérables. 

 

Dans la salle du synode, de nombreux maires des Etats-Unis où il se rendra en septembre prochain.

 

Impliquer les Nations Unies

 

Le pape invite à impliquer les Nations Unies, en vue du sommet de Paris: “Finalement, je dirais qu’il faut impliquer les Nations Unies. J’ai de grandes espérances pour le Sommet de Paris, en novembre, pour qu’il débouche sur un accord fondamental et basique. J’ai de grandes espérances mais, néanmoins, les Nations Unies doivent s’intéresser très fortement à ce phénomène, surtout, pour ce qui est de la traite des personnes provoquée par de phénomène environnemental, l’exploitation des gens.”

 

Le pape dénonce une nouvelle fois l’exploitation des enfants, les guerres: « Il y a quelques mois, j’ai reçu une délégation de femmes des Nations Unies chargées de l’exploitation sexuelle des enfants dans les pays en guerre. C’est-à-dire les enfants comme objet d’exploitation. C’est un autre phénomène. Et les guerres sont aussi un élément de déséquilibre de l’environnement. »

 

Transformer “l’inculture” en “culture”

 

Le pape a donné une clef de lecture tirée du théologien catholique allemand et philosophe des religions  Romano Guardini (1885-1968). Il en avait déjà parlé lors de du vol qui le ramenait des Philippines à Rome en janvier dernier. Il avait dit: “La première, c’est l’« inculture » que nous recevons par la création, pour la faire « culture ». Mais quand tu t’appropries trop la création et que tu dépasses une limite, et cette culture se retourne contre toi. Pensons à Hiroshima. On crée une deuxième « inculture ».

 

Le pape a expliqué plus amplement ce concept devant les maires: “Je voulais terminer par une réflexion qui n’est pas mienne, mais du théologien et philosophe Romano Guardini. Il parle de deux formes d’ “inculture”: l’ “inculture” que Dieu nous a confiée pour que nous la transformions en culture et il nous a donné la mission de prendre soin de la terre, de la faire grandir (…) ; et la deuxième “inculture”, lorsque l’homme ne respecte pas cette relation avec la terre, n’en prend pas soin, – c’est très clair que dans le récit biblique qui appartient à la littérature de type mystique -. Lorsqu’il n’en prend pas soin, l’homme s’empare de cette culture (…). C’est-à-dire que l’inculture (…) lui échappe des mains, et forme une deuxième forme d’inculture: l’énergie atomique est bonne, elle peut aider, mais jusqu’à un certain point, sinon, pensons à Hiroshima et Nagasaki, ou il se créé le désastre et la destruction – pour prendre un exemple ancien. Aujourd’hui dans toutes les formes d’inculture, comme celles dont vous avez parlé, cette deuxième forme d’inculture est celle qui détruit l’homme.”

 

Il a pris cet exemple d’un commentaire rabbinique: “Un rabbin du moyen âge – plus ou moins de l’époque de saint Thomas d’Aquin – et peut-être quelqu’un parmi vous me l’a déjà entendu dire – expliquait, dans un midrash, le problème de la tour de Babel à ses fidèles dans la synagogue, et il disait que construire la tour de Babel a pris beaucoup de temps, et beaucoup de travail, surtout pour faire les briques – cela supposait chercher la paille, faire de la boue, la pétrir, la couper, la laisser sécher, puis la mettre au four, la cuire, si bien qu’une brique était un bijou, avait une grande valeur – et ils montaient les briques pour les placer sur la tour. Quand une brique tombait, le problème était très grave et le coupable ou celui qui avait manqué d’attention et l’avait laissée tomber était puni. Quand tombait un des ouvriers du chantier, il ne se passait rien. Voilà le drame de la deuxième forme d’inculture : l’homme comme créateur d’inculture et non de culture. L’homme créateur d’inculture parce qu’il néglige l’environnement.”

 

Le travail de la périphérie vers le centre

 

Le pape François encourage la prise de consciences des villes en tant que “périphéries” : “Et pourquoi cette invitation de l’Académie pontificale des sciences aux maires et aux gouverneurs des villes? Parce que si cette conscience va du centre vers les périphéries, le travail plus sérieux et le plus profond se fait de la périphérie vers le centre. C’est-à-dire depuis vous jusqu’à la conscience de l’humanité. Le Saint-Siège ou tel autre pays pourront faire un beau discours aux Nations Unies mais si le travail ne vient pas des périphéries vers le centre, c’est sans effet. D’où la responsabilité des maires, des gouverneurs des villes. C’est pourquoi je vous remercie beaucoup de vous être réunies, en tant que périphéries  très sérieuses sur ce problème.  Chacun de vous a dans sa ville des choses semblables à celles dont j’ai parlé  et vous devez les gouverner, trouver des solutions, etc. Je vous remercie de votre collaboration.”

 

Transformer l’inculture en culture

 

Le pape a donc exhorté les maires à “transformer l’inculture en culture”: “Mgr Sanchez Sorondo m’a dit que beaucoup d’entre vous êtes venus et que tout cela est très riche. Je vous en remercie et je demande au Seigneur de nous donner à tous la grâce de pouvoir prendre conscience de ce problème de destruction que nous-même nous portons qui est de ne pas prendre soin de l’écologie humaine, de ne pas avoir une conscience écologique comme celle qui nous a été donnée au commencement pour transformer la première inculture en culture et ainsi, freiner et ne pas transformer cette culture en inculture.  Merci beaucoup.”

 

 

 

Traduction de Zenit, Anita Bourdin

© Source : Zenit. 21 et 22 juillet 2015