13/4/2016

Le Saint-Siège plaide pour les mineurs non-accompagnés, victimes des trafiquants


Mgr Janusz Urbanczyk , représentant permanent du Saint-Siège à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, est intervenu à la XVIe conférence de l’Alliance contre la traite des êtres humains qui s’est déroulée les 11 et 12 avril 2016 à Vienne en Autriche. Les mineurs non accompagnés sont les premières victimes choisies par les trafiquants à cause de leur vulnérabilité et ils deviennent souvent objets d’un traumatisme nécessitant un long temps de récupération, sans toutefois la certitude du succès.



Conférence de l’Alliance contre la traite des êtres humains

 

 

Les mineurs non accompagnés sont les premières victimes des trafiquants, déplore Mgr Janusz Urbanczyk qui plaide pour leur protection grâce à une approche pluridisciplinaire. Il demande que le trafic des êtres humains soit reconnu comme un « crime contre l’humanité ».

 

Le représentant permanent du Saint-Siège à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), est intervenu à la XVIe conférence de l’Alliance contre la traite des êtres humains qui s’est déroulée les 11 et 12 avril à Vienne, en Autriche, rapporte Radio Vatican.

 

La mendicité, le vol, le trafic de drogue, la vente de biens volés ainsi que l’exploitation sexuelle, la prostitution et le prélèvement d’organes tels sont les horreurs que subissant plusieurs mineurs non accompagnés en entreprenant leur parcours migratoire, affirme Mgr Urbanczyk.

 

Ils sont les premières victimes choisies par les trafiquants à cause de leur vulnérabilité et ils deviennent souvent objets d’un traumatisme nécessitant un long temps de récupération, sans toutefois la certitude du succès.

 

L’Église catholique a toujours été à l’avant-garde pour aider et accompagner les personnes en difficulté, y compris des mineurs, souligne Mgr Urbanczyk.

 

L’approche idéale, selon lui, serait multidisciplinaire, qui d’une part offre une assistance et une aide, et d’autre part donne la possibilité réelle de libération de l’exploitation.

 

Pour atteindre cet objectif ambitieux, il faut, explique Mgr Urbanczyk, une plus grande collaboration entre les pays, visant la prévention de ces « situations inhumaines et dégradantes » et l’harmonisation des réglementations existantes en vue de la plus grande efficacité des interventions.

 

Pour une meilleure analyse du phénomène, Mgr Urbanczyk propose de distinguer entre « la migration volontaire» et « la migration forcée», aujourd’hui souvent confondues. L’évêque souligne que la migration est toujours « un événement traumatique qui accentue les difficultés et les faiblesses ». Souvent pour terminer le voyage, les migrants sont forcés de commettre des crimes lancés par les trafiquants. Il est donc urgent de trouver une solution pour une migration qui utilise des canaux réguliers et contrôlés.

 

Depuis quelque temps, l’Église est active dans la création de filets de sécurité et des couloirs humanitaires qui réduisent le risque de la traite sur différents territoires, affirme Mgr Urbanczyk.

 

En citant le pape François, il souligne que « la personne est toujours une fin et jamais un moyen ». Ce principe, fondamental et indélébile dans toutes les circonstances, est également inscrit dans la « Déclaration universelle des droits de l’homme », ajoute le représentant permanent du Saint-Siège à l’OSCE, c’est pourquoi le phénomène de la traite a des traits de la « honte intolérable » et doit être reconnu comme un « crime contre l’humanité ».

 

 

 

© Source : Zenit. 13 avril 2016

Crédit photo : Migrants, Croatie, 2015 – Courtoisie du RJS