16/9/2015

Le Saint-Siège en faveur d’un monde sans armes nucléaires


Dans une déclaration prononcée à Vienne le lundi 14 septembre 2015, lors de la 59° Conférence générale de l’AIEA, l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique, le Secrétaire pour les Relations avec les États, Mgr Paul Richard Gallagher, a affirmé que le Vatican évalue positivement l’accord de l’Iran avec les 5+1, car la manière de résoudre les disputes et de surmonter les difficultés devrait toujours être celle du dialogue et de la négociation.



« La logique de la peur et de la méfiance doit être remplacée par une nouvelle éthique mondiale », déclare Mgr Paul Gallagher qui prône l’élimination des armes nucléaires.

 

Le secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États a pris la parole à la Conférence de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique  (AIEA) le lundi 14 septembre à Vienne (Autriche).

 

« Nous avons besoin d’une éthique globale de responsabilité, de solidarité, de coopération et de sécurité capable de contrôler la puissance de la technologie nucléaire, de sorte qu’elle soit utilisée uniquement à des fins pacifiques et ne soit plus une épée de Damoclès au-dessus de la terre », a martelé Mgr Gallagher.

 

Il a salué « la participation de l’AIEA à la vérification et au suivi des engagements liés au nucléaire de l’Iran dans le cadre du Plan global d’action conjoint (JCPOA) ». Il a souligné la contribution du Vatican dans cet accord en ajoutant que le Saint-Siège estimait toujours que la seule « façon de résoudre les conflits et les difficultés devrait être celle du dialogue et de la négociation ».

 

« Nous espérons que la mise en œuvre complète de JCPOA veillera à la nature pacifique du programme nucléaire de l’Iran en vertu du Traité de Non-Prolifération (TNP), et sera un pas définitif vers une plus grande stabilité et la sécurité dans la région », a dit Mgr Gallagher.

 

Le secrétaire du Saint-Siège a ajouté que « parvenir à un accord sur une question sensible », « dans une région où il y a déjà trop de conflits », était « une étape importante » qui allait « promouvoir le dialogue et la coopération sur d’autres questions ».

 

Mgr Gallagher a fait remarquer que la dissuasion nucléaire ne pouvait pas « être la base de la coexistence pacifique entre les peuples et les États du XXIe siècle » : « Au lieu d’être une étape vers le désarmement nucléaire, la dissuasion nucléaire est devenue une fin en soi. »

 

Mgr Gallagher a également souligné que les dépenses pour les armes nucléaires dilapidaient la richesse des nations en citant le message du pape François à la Conférence de Vienne en décembre 2014 : « Donner la priorité à ces dépenses est une erreur et une mauvaise allocation des ressources, qui seraient mieux investies dans les domaines du développement humain intégral, l’éducation, la santé et la lutte contre l’extrême pauvreté. »

 

Le secrétaire du Saint-Siège a diagnostiqué ce qu’il appelle la « dette nucléaire » des États dotés d’armes nucléaires. Il a précisé qu’ils assumaient « une lourde charge morale de veiller à ce que leurs armes nucléaires ne soient jamais utilisées et de réduire sensiblement leurs stocks tout en prenant les devants dans la négociation d’une interdiction des essais nucléaires ».

 

En conclusion, Mgr Gallagher a affirmé que le Saint-Siège ne se faisait « aucune illusion sur les défis liés à la construction d’un monde exempt d’armes nucléaires » : c’est un processus « long et difficile » et les mesures déjà prises dans cette direction sont souvent « limitées, insuffisantes » et parfois « congelées dans l’espace et le temps ».

 

Il a réaffirmé « le rôle indispensable de l’AIEA en matière de sûreté nucléaire et de l’élimination des déchets, de la vérification et de la surveillance ».

 

 

© Source : Zenit. 16 septembre 2015

 

 

 

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Le Saint-Siège salue l’accord sur le nucléaire iranien

 

 

Le Saint-Siège a salué les efforts de l’Iran qui s’est engagé à réduire ou convertir ses capacités nucléaires à des fins pacifiques, en échange d’un allègement des sanctions économiques qui pèsent sur son économie depuis plus de dix ans. 

 

Dans une déclaration prononcée à Vienne le lundi 14 septembre 2015, lors de la 59° Conférence générale de l’AIEA, l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique, le Secrétaire pour les Relations avec les États, Mgr Paul Richard Gallagher, a affirmé que le Vatican « évalue positivement » l’accord de l’Iran avec les 5+1, car « la manière de résoudre les disputes et de surmonter les difficultés devrait toujours être celle du dialogue et de la négociation ».

 

Dépenser pour des armes nucléaires, du gaspillage

 

Le numéro deux de la Secrétairerie d’Etat a souligné le rôle important de l’AIEA qui promeut un développement humain intégral et durable, en utilisant des technologies nucléaires pour améliorer l’agriculture, lutter contre la pollution de l’eau, pour sa meilleure gestion, ainsi que la sécurité alimentaire ou le contrôle de maladies infectieuses.

Mais Mgr Gallagher a aussi insisté sur le fait que dépenser de l’argent en armes nucléaires est une manière de « gaspiller les richesses des Nations ». Il ajoute que « les raisonnements stratégiques douteux » qui optent pour le maintien et même le renforcement des arsenaux nucléaires sont « moralement problématiques ».

 

De milliards sont gâchés chaque année pour développer et maintenir des stocks d’armes qui ne seront probablement jamais utilisés. « En quoi ces dépenses sont-elles compatibles avec le désarmement nucléaire ? », s’interroge le prélat.

 

Le Saint-Siège n’a « aucune illusion quant aux défis en jeu dans la réalisation d’un monde sans arme nucléaire », mais Mgr Gallagher exhorte néanmoins les puissances nucléaires à prendre plus d’actions concertées afin d’en finir avec les impasses politiques concernant le désarmement. Il demande notamment aux puissances de faciliter l’entrée en vigueur du CTBT, le traité onusien d’interdiction des essais nucléaires.

 

L’archevêque souhaite que la logique de la peur et de la méfiance soit remplacée par une nouvelle éthique mondiale basée sur la responsabilité, la solidarité, et la coopération en matière de sécurité afin d’être sur que les technologies nucléaires ne soient utilisées qu’à des fins pacifiques ; qu’elles ne soient plus « cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de la planète ».

 

 

 

© Source : Radio Vatican. 15 septembre 2015