04/3/2014

L’Église du Brésil lance une campagne de Carême contre la traite des êtres humains


Au Brésil, les évêques ont choisi de consacrer leur campagne de Fraternité 2014, qui démarre le mercredi des Cendres 5 mars 2014, à la traite des êtres humains et à l’exploitation sexuelle, un fléau très répandu dans ce pays et qui risque de s’accentuer à l’occasion du Mondial qui drainera des millions de visiteurs dans un peu plus de trois mois. Au Brésil, au moins 200.000 personnes seraient réduites à l’état d’esclavage. Il s’agit de protéger surtout les plus jeunes contre le risque de tomber dans les filets des trafiquants.



Au Brésil, les évêques ont choisi de consacrer leur campagne de Fraternité 2014, qui démarre ce mercredi des Cendres, à la traite des êtres humains et à l’exploitation sexuelle, un fléau très répandu dans ce pays et qui risque de s’accentuer à l’occasion du Mondial qui drainera des millions de visiteurs dans un peu plus de trois mois. Au Brésil, au moins 200.000 personnes seraient réduites à l’état d’esclavage.

 

L’Eglise brésilienne s’efforce de former des agents pastoraux capables d’aider les communautés engagées dans cette lutte. La Commission pour la charité, la justice et la paix a constitué un groupe de travail. L’épiscopat compte profiter du Carême et du Mondial pour réveiller la conscience des brésiliens et sensibiliser l’opinion publique. De nombreuses initiatives sont prévues avec comme maîtres-mots la prévention et l’information. Des tracts seront distribués dans les gares, les aéroports, les parkings, les routes principales pour informer le public et fournir quelques recommandations.

 

Libérer la parole

 

Il s’agit de protéger surtout les plus jeunes contre le risque de tomber dans les filets des trafiquants. Il faut ainsi se méfier des propositions de mariage et des offres d’emploi qui promettent monts et merveilles ; ne jamais confier ses papiers d’identité à des inconnus ; prévoir toujours des photocopies authentifiées ou tenir ses proches informés de ses déplacements.

 

La traite des personnes, qui représenterait selon l’ONU un chiffre d’affaires de plus de 32 milliards de dollars, est un crime qui conduit à une exploitation impitoyable des femmes, des enfants et des hommes pour d’innombrables raisons, telles que le travail forcé et l’exploitation sexuelle. Au Brésil, entre 2005 et 2011, 514 dénonciations de cas de trafic d’êtres humains ont fait l’objet d’enquêtes. Les deux tiers de celles-ci se sont révélés être des cas de travail forcé. Mais le nombre des dénonciations est nettement plus faible que la réalité.

 

 

© Source : Vatican news. 4 mars 2014

Légende photo : Une affiche de campagne contre la traite des êtres humains

 

 

 

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« Fraternité et trafic d’êtres humains »

 

Campagne de fraternité de la Conférence épiscopale brésilienne 2014

 

 

Brasilia – Demain, 5 mars, Mercredi des Cendres, la Conférence nationale des Evêques du Brésil lancera officiellement à Brasilia la Campagne de Fraternité 2014 qui affronte cette année le thème « Fraternité et trafic d’êtres humains », au travers du slogan « C’est pour que nous restions libres que le Christ nous a libérés » . L’événement sera retransmis en direct par les moyens de communication d’inspiration catholique.

 

La note envoyée à l’Agence Fides par la CNBB indique que le lancement de la campagne sera présidé par l’Evêque auxiliaire de Brasilia et Secrétaire général de la CNBB, S.Exc. Mgr Leonardo Ulrich Steiner, en présence de représentants du gouvernement, de la société civile et des communautés religieuses. A cette occasion, il sera procédé à la lecture du Message du Pape François pour la Campagne 2014.

 

L’affiche de la Campagne de Fraternité veut illustrer la cruauté du trafic des êtres humains. Les mains enchaînées et tendues symbolisent la situation de domination et d’exploitation des frères et sœurs victimes du trafic et leur impuissance. La main qui tient les chaînes est la force coercitive du trafic, qui exploite les victimes. L’ombre présente dans la partie supérieure de l’affiche représente les violations de la fraternité et de la solidarité. Les chaînes brisées et enveloppées de lumière veulent rappeler les personnes qui souffrent suite à ce crime et attendent leur libération. Cette espérance se nourrit de l’abandon de Jésus Christ sur la croix afin de dépasser les situations de mort et de garantir ainsi la liberté à tous. « C’est pour que nous restions libres que le Christ nous a libérés » : ceci vaut en particulier pour ceux qui souffrent des injustices, comme celle du trafic d’êtres humains, représentée par les mains se trouvant au bas de l’affiche.

 

 

© Source : Agence Fides. 4 mars 2014