23/6/2015

Les Accords d’Helsinki, un pas important pour la liberté religieuse


“Le dialogue est le moyen de parvenir à la paix, la protection des droits de l’homme est la garantie pour la préserver”, a déclaré le cardinal Pietro Parolin le 23 juin 2015 à la Conférence consacrée au 40e anniversaire de l’Acte final d’Helsinki. La liberté religieuse et les droits humains sont le fondement de la paix et de la stabilité en Europe. La diplomatie du Saint-Siège estime la promotion de la liberté religieuse comme une priorité de ses engagements internationaux.



« La diplomatie du Saint-Siège considère la promotion de la liberté religieuse comme une priorité de ses engagements internationaux ». C’est ce qu’a affirmé le cardinal Pietro Parolin lors du congrès consacré aux quarante ans des Accords d’Helsinki qui s’est tenu ce mardi à Rome.

 

Le secrétaire d’Etat du Saint-Siège a rappelé ce qu’a représenté pour le Vatican la conférence d’Helsinki qui s’est tenue entre 1973 et 1975 avant d’observer que la liberté religieuse, encore aujourd’hui, n’est pas seulement « menacée par les pays totalitaires mais aussi par des Etats qui, tout en se définissant neutres, excluent de fait toute expression religieuse de la vie publique ».

 

« Le Saint-Siège ne cesse de rappeler à la communauté internationale la nécessité de combattre l’intolérance et la discrimination contre les chrétiens avec la même détermination avec laquelle il lutte contre la haine envers les membres des autres communautés religieuses », a souligné le cardinal Parolin.

 

Si « le dialogue est l’instrument pour atteindre la paix, la protection des droits de l’Homme est la garantie pour la conserver » a-t-il poursuivi. Il a eu également une pensée particulière pour « les droits fondamentaux des migrants, dont le statut d’étrangers, n’efface en rien leur identité comme membres de la même famille humaine ».

 

Pour le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, la commémoration des quarante ans des Accords d’Helsinki doit devenir aujourd’hui « l’occasion d’appeler à protéger notre maison commune » et à « construire notre maison commune », et à agir « pour que la culture du déchet qui mesure la valeur de l’être humain seulement selon les catégories économiques, ne prévale pas ».

 

Là où la liberté religieuse est promue, « le bien commun de tous les citoyens, croyants ou non-croyants, se trouve protégé ». Le cardinal Parolin a ainsi souhaité qu’une « action inclusive, qui n’oublie pas les pauvres, les humbles, les minorités et les périphéries », soit menée.

 

Il a enfin conclu en citant saint Jean-Paul II qui s’adressait aux Finlandais en 1989 : « l’Eglise catholique ne cessera pas d’être à vos côtés, de cette manière discrète qui caractérise sa mission religieuse. Elle est en effet convaincue de la validité de l’idéal incarné ici il y a quatorze ans dans un document qui pour des millions d’Européens est plus qu’un document final, un acte d’espoir »

 

 

© Source : Radio Vatican. 23 juin 2015

 

 

 

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40e anniversaire d’Helsinki :

les droits de l’homme, pour préserver la paix

 

 

« Le dialogue est le moyen de parvenir à la paix, la protection des droits de l’homme est la garantie pour la préserver », a déclaré le cardinal Pietro Parolin à la Conférence consacrée au 40e anniversaire de l’Acte final d’Helsinki.  

 

L’événement a eu lieu ce mardi 23 juin dans la Salle Zuccari du Sénat italien, annonce Radio Vatican.

 

En faisant allusion à la dernière encyclique du pape François, le secrétaire d’État du Vatican a souligné que la commémoration du 40e anniversaire de l’Acte final d’Helsinki était « l’occasion d’un appel à la protection de notre maison commune» et à la protection du « bien commun de tous les citoyens, croyants ou non-croyants » sans oublier « les pauvres, les faibles, les minorités et les habitants des banlieues ».

 

Le cardinal Parolin a noté que la liberté religieuse et les droits humains étaient « le fondement de la paix et de la stabilité en Europe ». Il a ajouté que « la diplomatie du Saint-Siège » estimait « la promotion de la liberté religieuse » comme « une priorité de ses engagements internationaux ».

 

Le secrétaire d’État du Vatican a dit qu’aujourd’hui la liberté religieuse n’était pas menacée «  seulement dans les pays totalitaires, mais aussi dans les États qui se réclament neutres », mais en fait « excluent toute expression religieuse dans la vie publique ».

 

Le cardinal Parolin s’est attardé sur « les droits fondamentaux des migrants » qui, malgré leur statut indéterminé, restent « les membres de la même famille humaine ».

 

Le secrétaire d’État a conclu son discours en citant les paroles de saint Jean-Paul II lors de sa visite apostolique en Finlande en 1989: « Dans la noble tâche d’achever le processus d’Helsinki, a déclaré le pape Jean-Paul II, l’Église catholique sera à vos côtés, de cette manière discrète dont est caractérisée sa mission religieuse. Elle est convaincue de la validité de l’idéal incarné ici il y a quatorze ans dans un document qui pour des millions d’Européens est plus qu’un document final : c’est un acte d’espérance ».

 

Le président du Sénat italien Pietro Grasso a participé au travail de la Conférence.

 

 

 

© Source : Zenit. 23 juin 2015