18/9/2015

Les Églises européennes encouragées à travailler ensemble face à la crise des réfugiés


Dans le contexte de l’actuelle crise des réfugiés, les Églises sont encouragées à intensifier leurs efforts afin de mieux recevoir, soutenir et protéger les réfugiés et réfugiées qui arrivent dans la région. Cet appel a été lancé dans une lettre publiée le 10 septembre 2015 conjointement par le Conseil œcuménique des Églises, la Conférence des Églises européennes et la Commission des Églises auprès des migrants en Europe.



Dans le contexte de l’actuelle crise des réfugiés, les Églises sont encouragées à intensifier leurs efforts afin de mieux recevoir, soutenir et protéger les réfugiés et réfugiées qui arrivent dans la région. Cet appel a été lancé dans une lettre publiée conjointement par le Conseil œcuménique des Églises (COE), la Conférence des Églises européennes (KEK) et la Commission des Églises auprès des migrants en Europe (CEME).

 

« Dans un moment aussi critique, une réponse œcuménique concertée est tout à fait cruciale si l’on veut accroître l’impact collectif de nos diverses activités, motiver les autres et porter un témoignage commun de compassion, de justice et de paix », peut-on lire dans la lettre que les trois organisations œcuméniques ont rendue publique le 10 septembre 2015.

 

La lettre évoque le fait que plus de 300 000 réfugiés et réfugiées ont traversé la mer Méditerranée au cours des huit premiers mois de l’année, dont 100 000 ont débarqué en Italie. Beaucoup d’entre eux ont été secourus par des navires italiens ou d’autres marines européennes. Par ailleurs, au moins 200 000 personnes sont arrivées par les îles grecques, selon des rapports du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

 

« Nous plaidons pour un système européen commun en matière d’asile incluant des conditions d’accueil décentes, ainsi que pour un plan européen commun de réinstallation qui place l’être humain et sa dignité au centre des processus », indique la lettre. Les trois organisations appellent instamment les États européens à assumer leurs obligations à l’égard des groupes vulnérables, et notamment des personnes mineures, qui sont souvent privées « d’une stabilité de base, d’une vraie vie de famille et d’éducation. »

 

Dans un communiqué, la KEK a demandé aux Églises européennes d’œuvrer ensemble à modifier les politiques de l’Union européenne (UE) et des États associés en matière de migration, « de façon à placer l’humain au cœur de ces politiques plutôt que de décourager la migration ».

 

Le communiqué de la KEK encourage en outre les Églises à interpeller les gouvernements nationaux et les autorités compétentes au sein des États membres de l’UE, afin qu’ils soutiennent ces politiques migratoires centrées sur l’humain, dans un esprit « d’hospitalité envers les étrangers ».

 

En juin, une déclaration du Comité exécutif du COE a invité « les Églises membres du COE et ses partenaires œcuméniques, ainsi que toutes les personnes de bonne volonté, à agir en faveur d’une approche plus ouverte et accueillante de l’étranger et du prochain dans le besoin et la détresse, et à apporter leur aide par l’accueil et l’accompagnement des réfugiés et des migrants dans le respect le plus total de la dignité humaine qui leur a été donnée par Dieu. »

 

En 2014, l’Assemblée de la CEME avait elle aussi appelé à « un changement d’attitude face à la migration, qui soit en adéquation avec les valeurs européennes. Ceci requiert également une approche réellement humaine de la protection des réfugiés, qui soit conforme aux conventions européennes et internationales en la matière. Cela implique que les personnes ayant besoin de protection bénéficient d’un accès légal et sûr vers l’Europe. »

 

La lettre des trois organisations œcuméniques relève que dans le cadre du vaste mouvement de solidarité envers les réfugiés et réfugiées, les Églises ont pris des initiatives exemplaires dans des pays comme la Grèce, la Hongrie, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Suède, l’Italie, la République tchèque et les Pays-Bas. Parmi ces initiatives figure une intervention de l’Alliance ACT, qui a commencé à organiser l’aide humanitaire par l’intermédiaire de ses membres en Grèce, en Hongrie et en Serbie, pays ou la situation est particulièrement difficile.

 

 

La lettre commune du COE, de la KEK et de la CEME sur la situation des réfugiés en Europe (en anglais) >>

 

 

 

© Source : Conseil œcuménique des Eglises. 10 septembre 2015 (version française le 18 septembre 2015)

Crédit photo : Des organisations d’Église locales apportent de l’aide aux réfugiés en Hongrie. © Daniel Fekete / Hungarian Interchurch Aid /Alliance ACT