23/2/2016

Les Églises prêtes à unir leurs forces pour aider les réfugiés en Europe


Les participants à la récente Conférence sur la crise des réfugiés en Europe, qui s’est déroulée à Genève les 18 et 19 janvier 2016, accueillie par le Conseil Œcuménique des Eglises, se sont déclarés encouragés après avoir pris connaissance de la multitude d’activités mises en place par les Églises, du Liban à la Finlande, en passant par la Serbie, la Grèce et l’Allemagne. « Nulle Église, nulle communauté religieuse ne peut régler ce problème à elle seule ; nous devons trouver un message qui soit compréhensible au-delà de nos frontières. »



Les participants à la récente Conférence sur la crise des réfugiés en Europe, accueillie par le COE, se sont déclarés encouragés après avoir pris connaissance de la multitude d’activités mises en place par les Églises, du Liban à la Finlande, en passant par la Serbie, la Grèce et l’Allemagne.

 

Au moment de se séparer pour poursuivre leur engagement, ils se sont engagés à intensifier leur collaboration pour affronter la crise sous tous ses aspects.

 

La Conférence, qui s’est déroulée à Genève les 18 et 19 janvier 2016, était organisée conjointement par l’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’enfance), le FNUAP (Fonds des Nations Unies pour la population) et le HCR (Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés). Elle a permis aux spécialistes d’agences des Nations Unies et d’organisations de la société civile, notamment les organisations d’inspiration religieuse, de faire entendre leurs préoccupations et de se concerter sur les meilleures manières d’agir.

 

Pour les personnes actives dans les pays d’accueil des réfugiés, dans ceux d’où ils sont originaires et dans les pays de transit, il est précieux d’être à l’écoute les unes des autres, a déclaré le Père Michael Jalakh, secrétaire général du Conseil des Églises du Moyen-Orient. Il a exprimé l’espoir, à l’issue de la Conférence, que le COE pourra jouer un rôle de coordination entre les Églises et leurs conseils nationaux et régionaux qui affrontent la crise des réfugiés, ce qui permettrait d’aller au-delà des interventions sporadiques.

 

M. Audeh Quawas, de Jordanie, responsable des relations œcuméniques du Patriarcat orthodoxe grec de Jérusalem, a déclaré que la Conférence offre l’occasion bienvenue de mettre l’accent sur la nécessité d’affronter la crise des réfugiés à son origine, en résolvant les problèmes du Moyen-Orient. Il a souligné que pour ce faire, les pays limitrophes de la Syrie ont besoin d’une aide accrue. « Nous devons traiter ces gens comme des êtres humains, quelle que soit leur affiliation religieuse », a-t-il rappelé, en ajoutant : « Voilà ce que nous enseigne notre foi chrétienne. »

 

La pasteure Jane Stranz, responsable des relations œcuméniques de la Fédération protestante de France, a déclaré qu’elle quittait Genève forte d’une volonté renouvelée de mettre les questions liées aux réfugiés et à leurs droits à l’ordre du jour. « Les réfugiés ne sont pas des criminels, mais des gens qui migrent parce qu’ils ne peuvent plus vivre dans leur pays. Ce sont des gens ordinaires qui fuient des situations intenables. Voilà ce que nous devons inlassablement expliquer. »

 

M. Jasvir Singh, représentant du Faiths Forum for London à cette Conférence, a déclaré qu’il était frappé par la volonté clairement exprimée de coopérer et de collaborer pour améliorer la situation des réfugiés arrivant en Europe. « Il faut saluer l’ouverture du mouvement œcuménique », a-t-il déclaré, « mais maintenant, nous devons attaquer les prochaines étapes. » Il a souligné la nécessité de faire un message interreligieux : « Il faut veiller à affronter la crise des réfugiés dans une perspective spirituelle, en reconnaissant nos différences tout en mettant l’accent sur ce que nous avons en commun. »

 

Comme l’a rappelé Mgr Marco Gnavi, de la Communauté Sant’ Egidio : « Nulle Église, nulle communauté religieuse ne peut régler ce problème à elle seule ; nous devons trouver un message qui soit compréhensible au-delà de nos frontières. » Il a invité instamment les Européens à ne pas oublier que leur continent porte sa part de responsabilité dans les causes de la crise, avant de terminer sur une note plus positive : « Chaque rencontre avec « un autre » nous offre la chance de renouveler notre vocation de chrétiens. »

 

 

 

© Source : Conseil Œcuménique des Eglises. 18 février 2016 – version française 23 février 2016

Crédit photo : M. Jasvir Singh. © Peter Williams/WCC