25/10/2019

Les mardis de la mer


Depuis 2004,  l’Institut Catholique de Paris organise un cycle de conférence mensuel, en partenariat avec l’Institut Français de la Mer (IFM): “Les Mardis de la Mer”. Cette année, la première conférence était animée par l’ancienne navigatrice et journaliste   Catherine Chabaud.



 

Depuis 2004,  l’Institut Catholique de Paris organise un cycle de conférence mensuel, en partenariat avec l’Institut Français de la Mer (IFM): “Les Mardis de la Mer”. Cette année, la première conférence était animée par l’ancienne navigatrice et journaliste   Catherine Chabaud.

 

Tout juste élue au parlement Européen (mars 2019)  pour faire changer la législation sur les questions maritimes, Catherine Chabaud s’est déjà rendue à l’ONU au nom du Parlement Européen pour commencer à faire changer les choses. En effet,  le droit de la mer prévoit la préservation des fonds marins, la délimitation du Z.E.E. – Zone Economique Exclusive – mais rien pour la colonne d’eau qui surplombe le fond de la mer.

 

Dès les années 90, la navigatrice avait pu voir flotter des plastiques en plein milieu de l’Océan Atlantique alors qu’elle faisait sa course en solitaire. Cela a été pour elle, le début d’une prise de conscience et d’un engagement en faveur de l’Océan.

Femme d’actions, elle a suscité le Grenelle de la mer (juillet 2008), pensé sur le modèle du “Grenelle de l’environnement” de 2007. Elle a aussi permis que le dernier rapport du GIEC soit sur les Océans (20-23 septembre 2019).

Un an après le passage d’Irma, Catherine Chabaud s’est rendu sur l’île de Saint-Martin, et a pu constater combien les déchets sont encore nombreux, y compris dans des écoles. Forte de son expérience, elle a ainsi pu aidé à réfléchir autrement. En effet, une île peut être pensé comme un bateau où les déchets sont “autogérés”, pour éviter leur surplus .

 

Pleine d’optimisme, Catherine Chabaud met l’accent sur les capacités de l’être humain à trouver des solutions pour affronter le défi de l’environnement, y compris maritime.

Face à la destruction massive des coraux due au réchauffement des Océans, certains replantent des coraux, comme d’autres plantent des arbres. Sans les coraux, les océans s’acidifient. D’autres travaillent à la conception de bateaux – y compris de cargots – qui fonctionnent quasiment sans pétrole, avec une grande aile qui est en position verticale.

“Entreprendre et persévérer, voici les deux mots qui nous permettront de répondre à ces défis !”

 

La jeune député européenne, met en avant notre responsabilité individuelle et collective. En tant que navigatrice, elle a vu les progrès phénoménaux opérés par les ingénieurs pour avoir des bateaux plus performants. “Quand j’ai navigué avec Igloo (1997), le bateau Cigare Rouge (1990) était déjà obsolète, alors qu’il n’y avait que sept ans de passer. Quand on veut trouver des solutions, on le peut. Aujourd’hui,  les bateaux volent littéralement au-dessus de l’eau.”

 

Elle a terminé en nous invitant à mieux connaître le monde maritime, à nous engager pour le protéger et à le faire reconnaître comme un bien commun de l’humanité. Une pétition est en ligne en ce sens qui n’a pour l’heure pas reçue beaucoup de suffrages , A vos ordi nateur ! 

 

 

https://oceanascommon.org/

 

 

Decouvrir le programme des mardis de la mer : ici