24/2/2016

Migrations : les religieux veulent mieux se coordonner


À l’initiative d’un groupe de congrégations, des religieux et religieuses de plusieurs pays se sont retrouvés pendant trois jours à Rome, du 22 au 24 février 2016, pour discuter du rôle des consacrés face au phénomène des migrations qui caractérise ce début du XXIe siècle. Ils se sont efforcés de dégager des perspectives et des réponses aux défis actuels. Les religieux qui travaillent sur le terrain auprès des immigrés et des réfugiés veulent rendre leur action plus efficace mais aussi aider leurs confrères moins expérimentés à faire face à cette situation critique.



À l’initiative d’un groupe de congrégations, des religieux de plusieurs pays, hommes et femmes, se sont retrouvés pendant trois jours à Rome, du 22 au 24 février 2016, pour discuter du rôle des consacrés face au phénomène des migrations qui caractérise ce début du XXIe siècle. Ils se sont efforcés de dégager des perspectives et des réponses aux défis actuels. Les religieux qui travaillent sur le terrain auprès des immigrés et des réfugiés veulent rendre leur action plus efficace mais aussi aider leurs confrères moins expérimentés à faire face à cette situation critique. La rencontre s’est déroulée à la Maison généralice des Passionnistes. 

 

L’augmentation du nombre des personnes qui fuient la guerre en Syrie a provoqué une crise sans précèdent qui s’ajoute aux dynamiques migratoires déjà existantes. Le monde entier s’est ému face aux images atroces des cadavres abandonnés à la dérive en Méditerranée ; des réfugiés affamés et assoiffés qui s’entassent dans des conditions sanitaires intolérables ; des enfants forcés de parcourir des kilomètres à pied ; de la police faisant usage de matraques et de gaz lacrymogènes contre des migrants sans défense… et partout des barrières qui s’élèvent, des barbelés sensés décourager les demandeurs d’asile.

 

Pour les religieux, l’humanité est face à un moment de vérité et les consacrés doivent faire preuve de compassion. Or, actuellement, leur réponse s’exerce parfois de manière désordonnée, disparate, et l’ampleur du phénomène engendre des sentiments de frustration et de découragement. D’où la volonté des organisateurs de ce laboratoire – passionnistes, augustiniens, congrégations de Saint-Joseph et de la mission – d’améliorer la collaboration et d’unir les forces pour limiter les actions parallèles et les doublons. Les plus experts ont été invités à partager leur expérience pour une action plus efficace sur le terrain.  

 

Les religieux souhaitent également que leur engagement en faveur des réfugiés soit pris en compte dans les politiques globales du Système des Nations Unies. Ils ont donc décidé d’organiser une rencontre au siège de l’ONU à New York en marge de la session de la Commission Population et Développement qui se déroulera au mois d’avril. A cette occasion, ils présenteront leurs recommandations et les résultats de leur réflexion.

 

 

 

© Source : Radio Vatican. 24 février 2016