21/10/2014

ONU : impliquer les autochtones dans leur développement


Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies à New York, est intervenu devant la troisième commission de la 69e session de l’Assemblée générale des Nations Unies sur les Droits des peuples autochtones, le 20 octobre 2014. Il reste encore beaucoup à faire pour protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales des peuples autochtones, qui concernent plus de 370 millions de personnes dans quelque 90 pays, dans toutes les régions du monde…



Le Saint-Siège condamne toute discrimination à leur égard

 

 

Le Saint-Siège exhorte à impliquer les peuples autochtones dans les décisions concernant leur propre développement, soulignant leur « droit à aller de l’avant ». Il condamne toute discrimination à leur égard.

 

Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies à New York, est intervenu devant la troisième commission de la 69e session de l’Assemblée générale des Nations Unies sur les Droits des peuples autochtones, le 20 octobre 2014.

 

« Il reste encore beaucoup à faire pour protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales des peuples autochtones », qui concernent « plus de 370 millions de personnes dans quelque 90 pays, dans toutes les régions du monde », a-t-il fait observer.

 

L’archevêque a plaidé pour « des politiques de développement qui impliquent véritablement les peuples autochtones eux-mêmes et qui respectent leur identité, leurs valeurs, leurs croyances religieuses et leur culture spécifique ».

 

« Les peuples autochtones eux-mêmes doivent avoir leur mot à dire sur leur propre développement », a-t-il ajouté en invitant à « promouvoir leur participation pleine et effective au processus de prise de décision sur les questions qui les touchent directement ou indirectement ».

 

En effet, « des politiques formulées pour les peuples autochtones sans leur participation active » risquent de ne pas refléter leur identité et leur patrimoine, dont « la survie pourrait être mise en cause ».

 

Mais « favoriser la spécificité et les cultures autochtones ne signifie pas nécessairement retourner dans le passé », a précisé Mgr Auza : « cela implique le droit des peuples autochtones à aller de l’avant, guidés par leurs valeurs collectives, telles que le respect de la vie et de la dignité humaine, les prises de décisions représentatives et la préservation des rituels communautaires ».

 

Pour le Saint-Siège, a-t-il ajouté, « aucune discrimination fondée sur la race, le sexe, la religion ou l’origine ethnique ne doit être tolérée… Il faut éliminer toute discrimination contre les peuples autochtones ».

 

Si les normes internationales sont importantes, cependant « les politiques nationales et locales sont encore plus décisives pour la protection de leurs droits », notamment « pour réglementer la relation entre les peuples autochtones et les industries d’extraction opérant sur leurs terres ancestrales ».

 

Pour conclure, l’archevêque a souhaité « que toutes les initiatives éventuelles les concernant soient inspirées et guidées par le principe du respect de leur identité et de leurs cultures ».

 

 

Anne Kurian, avec une traduction de Constance Roques

© Source : Zenit. 21 octobre 2014

 

 

 

 

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ONU : le Saint-Siège s’engage pour les droits des indigènes

 

 

L’Observateur permanent du Saint-Siège à l’Onu, Mgr Bernadito Auza, est intervenu au sujet des droits des indigènes lors de la 69ème session de l’Assemblée générale de l’Onu, le 20 octobre. Il a indiqué que les efforts concernant la mise en place de politiques de développement ne doivent pas se relâcher, et que ces politiques doivent respecter les identités et les cultures des peuples indigènes et les impliquer.

 

Le Saint-Siège croit fermement, a expliqué Mgr Auza, qu’aucune discrimination basée sur la race, le sexe, la religion ou l’appartenance ethnique ne doit être tolérée. C’est pourquoi l’observateur félicite les pays qui se sont engagés à inclure les indigènes dans les processus de prise de décision, particulièrement dans les domaines qui les concernent directement ou indirectement.

 

Protéger les valeurs des indigènes ne signifient pas forcément regarder en arrière. Mais le Saint-Siège entend que quelques principes soient gardés en mémoire : tout d’abord que les réclamations des indigènes sont autant légitimes que celles de n’importe quel individu. Ensuite, que la réalisation de leur droit doit être le plus en harmonie possible avec leur identité et leurs valeurs. Enfin, que les indigènes aient le droit d’exprimer ce qu’ils veulent pour leur propre développement. Pas question en effet de succomber à la tentation de se contenter de les citer et de parler d’eux à des fins folkloriques. Car des questions essentielles, comme l’incidence du travail de grandes compagnies minières sur leur vie et leur culture ne doit pas être occultée. 

 

 

 

© Source : Radio Vatican. 21 octobre 2014