01/4/2017

Saint Jacques le Mineur


Ste Jacques le Mineur : 3 mai



 

 

Saint Jacques le Mineur

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint Jacques, dit le Mineur, fils d’Alphée et frère de Jude, originaire de Nazareth, était un parent du Seigneur et fut le premier évêque de Jérusalem, à la demande expresse de Jésus si l’on en croit saint Jérôme et saint Epiphane.

 

Il fut favorisé d’une apparition spéciale du Sauveur ressuscité dont saint Paul se fait l’écho[6], et dans laquelle, selon saint Clément d’Alexandrie, lui fut communiqué de manière particulière le don de science.

 

Evêque de Jérusalem, il jouit d’un prestige particulier et d’une autorité considérable : c’est à lui que saint Pierre veut que l’on annonce d’abord sa délivrance[7] ; c’est lui qui contrôle la doctrine et la mission de Paul[8]; c’est lui qui au concile de Jérusalem, résume le discours de Pierre et règle ce qui doit être observé lors de la conversion des païens[9] ; c’est encore chez lui que Paul, lors de son dernier voyage à Jérusalem, rend compte de sa mission[10]. Il est enfin l’auteur de l’épître de saint Jacques.

 

L’historien juif Flavius Josèphe et Eusèbe de Césarée mentionnent son martyre par lapidation[11]. Recopiant Hégésippe, Eusèbe de Césarée et saint Jérôme écrivent : « Il a toujours conservé sa virginité et sa pureté entière. Nazaréen, c’est-à-dire consacré à Dieu dès sa naissance, il ne coupa jamais ses cheveux ni sa barbe, n’usa ni de vin, ni bains, ni d’huile pour oindre ses membres, ne porta point de sandales, n’usa pour ses vêtements que du lin. Ses prostrations à terre dans la prière étaient si fréquentes que la peau de ses genoux s’était endurcie comme celle du chameau. Son éminente sainteté lui valut le surnom de Juste par excellence. » Hégésippe dit que Jacques fut enterré près du Temple, sur le lieu même de son martyre (précipité du Temple, puis lapidé et achevé par un foulon qui lui fracasse le crâne). Il est souvent figuré en évêque de Jérusalem ; son attribut est le bâton de foulon, instrument de son supplice.

 

Si l’on ne sait pas grand chose du culte que l’on rendit primitivement à saint Philippe, en revanche, on sait que l’on montrait à Jérusalem, au IV° siècle, la chaire épiscopale de saint Jacques que l’on vénéra plus tard à l’église de la Sainte-Sion. Au VI° siècle, une église de Jérusalem passait pour avoir été construite sur l’emplacement de la maison de saint Jacques. Les plus importantes reliques des corps de saint Philippe et de saint Jacques dont on célèbre aujourd’hui la translation, sont à Rome, dans la crypte de la basilique des Saints-Apôtres.

 

De nombreuses églises disent posséder des reliques de saint Jacques le Mineur, telle la cathédrale Saint-Sernin de Toulouse, Saint-Zoïle de Compostelle, l’église des Jésuites d’Anvers, Saint-Etienne de Forli, la cathédrale de Langres, Saint-Corneille de Compiègne … Avec des reliques de saint Jacques, Saint-Sernin de Toulouse afffirme posséder des reliques de saint Philippe dont la cathédrale d’Autun dit avoir hérité de Cluny une partie du chef dont le reste fut distribué entre Notre-Dame de Paris et la cathédrale de Troyes. Florence assure avoir un bras de saint Philippe.

 

Les traces parisiennes du culte de saint Philippe et de saint Jacques, dont on célèbre aujourd’hui la translation des reliques à Rome, dans la basilique des Saints-Apôtres, semblent assez tardives. L’abbaye Saint-Maur-des-Fossés possédait dans son trésor une partie du chef de saint Philippe rapportée de Constantinople vers 1245, comme l’attestait un acte conservé dans les archives.

 

D’autre part, le duc Jean de Berry, oncle du roi Charles VI, avait donné aux chanoines de Notre-Dame de Paris une relique du chef de saint Philippe. Etant malade dans son hôtel de Nesle, il demanda que cette relique lui fût apportée en procession, le premier mai, par les chanoines revêtus de chapes de soie, tenant chacun un rameau de bois vert et l’église semée d’herbe verte. Il y avait à Notre-Dame une chapelle Saint-Philippe et Saint-Jacques.