02/2/2014

Au Soudan, les évêques lancent un appel à la paix


Les évêques du Soudan et du Soudan du Sud appellent à la paix, à la réconciliation et à la promotion de la justice et de la vérité. Ils s’exprimaient au terme de leur session plénière extraordinaire, qui s’est tenue à Juba, la capitale sud-soudanaise, du 21 au 31 janvier 2014. Rejetant avec fermeté le recours à la violence, les évêques soudanais appellent au renforcement des institutions démocratiques nationales, à la transparence du système politique et administratif. Ils insistent également sur la nécessité de sanctionner les auteurs de crimes.



Les évêques du Soudan et du Soudan du Sud appellent à la paix, à la réconciliation et à la promotion de la justice et de la vérité. Ils s’exprimaient au terme de leur session plénière extraordinaire, qui s’est tenue à Juba, la capitale sud-soudanaise, du 21 au 31 janvier.

 

Dans un texte, signé par le cardinal Gabriel Zubeir Wako, les évêques se disent « choqués » par la violence qui a eu lieu dans le pays et indiquent qu’ils « ne peuvent pas garder le silence » face à de tels événements. D’où l’appel à « une réforme démocratique urgente », à « une meilleure gouvernance » loin du « népotisme, de la corruption et la de la personnalisation de la politique ».

 

Les évêques critiquent par ailleurs le choix d’ « exclure les Églises et les forces civiles des pourparlers de paix à Addis-Abeba ». Rejetant « avec fermeté le recours à la violence », les évêques soudanais appellent au « renforcement des institutions démocratiques nationales », à « la transparence du système politique et administratif ». Ils insistent également sur la nécessité de sanctionner les auteurs de crimes.

 

Appel à l’ouverture de couloirs humanitaires

 

Dans ce document, les évêques exhortent par ailleurs « les journalistes et tous les organes de communications, à travailler dans la vérité, loin des stéréotypes négatifs, sans inciter à la haine et à la violence par la désinformation ». Encore une fois, précisent-ils, l’Église de ce pays d’Afrique « appelle à une réforme de l’ensemble des forces armées, afin qu’elles ne soient liées à aucun parti politique».

 

Et c’est avec force qu’ils dénoncent l’enrôlement d’enfants soldats, réclamant que les civils soient épargnés et que les camps de réfugiés et les hôpitaux ne soient pas l’objet d’affrontements armés. Les évêques ont enfin évoqué certaines régions particulièrement dévastées telles que les monts Nouba, le Darfour, la région d’Abyei et le diocèse de Malakal, appelant à l’ouverture de couloirs humanitaires et au respect des droits de l’homme.

 

 

© Source : Radio Vatican. 2 février 2014

Photo : Cathédrale de Juba au Sud-Soudan