23/3/2016

Théâtre : ‘Le dernier jour d’un(e) condamné(e)’, de Victor Hugo




 

Reprise 

 

 

Reprise au Théâtre de l’Essaïon, tous les mardis à 19h30 du 13 septembre au 1er novembre 2016
 

 

 

 

Ce spectacle proposé par la Compagne L’Embellie Turquoise

a obtenu le soutien d’ONG internationales  et de différents organismes :

 

 

                         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les adhérents et amis de Pax Christi France bénéficient d’un tarif préférentiel de 12€ (au lieu de 20€)

Envoyer un mail à accueil@paxchristi.cef.fr ou 01 44 49 06 36 pour obtenir votre place préférentielle

 

 

THÉÂTRE

 

Du 4 avril au 31 mai 2016

Les lundis et mardis à 21h30

 

 

LE DERNIER JOUR D’UN(e) CONDAMNÉ(E)

de Victor Hugo

 

 

Lien vers le site web de la Compagnie L’Embellie Turquoise >>

 

 

Auteur : Victor Hugo

Mise en scène : Pascal Faber et Christophe Borie

Distribution : Lucilla Sebastiani

Durée du spectacle : 1h15

Pour connaître l’équipe artistique >>

La presse en parle >>

 

 

Lieu

 

Théâtre Essaïon

6 Rue Pierre au Lard, 75004 Paris

Métro : Hôtel de Ville – Rambuteau

Réservations : 01 42 78 46 42www.essaion.com

 

 

Argumentaire

 

 

Comment écrire la dernière page de son journal quand on est condamné(e) à mort ? Comment retracer dans l’urgence les six semaines depuis son procès jusqu’à sa propre exécution qu’on sait toute proche ?

Comment rendre la vie de l’esprit et les mouvements de l’âme de celui ou de celle qui connaît l’heure de sa propre fin ?

Victor Hugo nous livre ici un vibrant réquisitoire pour l’abolition de la peine de mort.

 

Pour mieux comprendre l’histoire de l’abolition de la peine de mort >>

Quelques pistes pédagogiques >>

 

* *

 

LE DERNIER JOUR D’UN CONDAMNÉ sort en 1829, sans nom d’auteur. Victor Hugo avance masqué dans ce réquisitoire pour l’abolition de la peine de mort. Mais trois ans plus tard, c’est sous son nom et après une longue préface où il remet en cause tout le système pénal dans une analyse argumentée, qu’il revendique son texte.

 

Roman qui se veut journal intime décrivant les 6 dernières semaines de vie du procès à l’exécution, pensées nostalgiques ou angoissées, recherche du Sens, interrogation sur la Morale et la Société, voici un grand texte politique. Hugo a volontairement laissé anonyme son protagoniste tout comme la raison de son crime pour rendre la chose la plus universelle possible. De même, dans sa préface, il relate une exécution qui tourne mal et où les bourreaux sont obligés d’arracher la tête d’une femme que la guillotine n’avait pas bien décapitée… Frappés par ce récit, nous, metteurs en scène et adaptatrice, avons voulu nous attacher au sort de cette dernière et lui donner ici la parole. De même, nous avons volontairement, conformément à l’esprit du texte d’Hugo, « universalisé » le texte pour les humains d’aujourd’hui, en ne gardant pas trop de marqueurs temporels.

 

Pascal Faber, metteur en scène

 

 

« Cette tête de l’homme du peuple,

cultivez-la, défrichez-la, arrosez-la, fécondez-la,

éclairez-la, moralisez-la, utilisez-la ;

vous n’aurez pas besoin de la couper »

Victor Hugo

 

 

Inspiré par Beccaria et Voltaire, Hugo reste le plus grand abolitionniste du XIXème siècle. Il défend l’écriture comme moyen d’instruction et de débats au service de ses convictions.

 

Cette constante traverse les romans abolitionnistes de sa jeunesse et se poursuit dans sa maturité, au travers de ses nombreuses digressions sur la misère matérielle et morale (Les Misérables).

 

Dans un contexte de relance du débat et d’interrogations sur le devenir des condamnés, la compagnie L’Embellie Turquoise a souhaité fortement s’engager dans le débat en s’appuyant sur les valeurs de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen. Elle a donc choisi comme fer de lance le roman de Victor Hugo « Le dernier jour d’un condamné », en lui donnant une adaptation dramatique offrant une vision contemporaine et inédite puisque, pour la première fois, ce roman a été adapté au théâtre pour une comédienne.

 

Les références écrites qui plaçaient le texte dans une date ou un temps donné ont été supprimées dans l’adaptation théâtrale pour ne pas oublier que ce texte demeure d’actualité dans de nombreux pays où la peine capitale est toujours appliquée.

 

Cette adaptation renferme donc en elle toute l’universalité et toute l’intemporalité possible.

 

 

L’histoire

 

Un homme est condamné à mort. Reclus dans sa cellule, il se met à écrire ses pensées angoissées, ses vains espoirs, ses souvenirs heureux à jamais disparus, son désespoir face à l’horreur de la guillotine.

 

Dans cet enfer carcéral, chaque heure est un nouveau supplice, chaque minute, une plongée anticipée dans la torture à venir.

 

Un cri d’angoisse.

 

Un roman bouleversant où Victor Hugo dénonce l’horreur d’un crime inhumain.