27/11/2014

Traite des êtres humains : les Eglises appellent l’Europe à agir sur un plus large front


On estime à plus de 800.000 le nombre de femmes, d’hommes et d’enfants qui sont victimes de la traite des êtres humains dans l’Union Européenne aujourd’hui. Près de 60% des victimes proviennent de pays de l’Union Européenne. Il devient urgent pour l’Union Européenne et ses Etats membres de mettre en œuvre le cadre juridique existant et d’intensifier la coopération avec la société civile et les organisations d’église qui travaillent avec les victimes au niveau local.



Communiqué de presse joint COMECE-CEC

 

Séminaire de Dialogue COMECE-CEC sur la traite des êtres humains

 

 

On estime à plus de 800.000 le nombre de femmes, d’hommes et d’enfants qui sont victimes de la traite des êtres humains dans l’Union Européenne aujourd’hui. Près de 60% des victimes proviennent de pays de l’Union Européenne. Il devient urgent pour l’Union Européenne et ses Etats membres de mettre en œuvre le cadre juridique existant et d’intensifier la coopération avec la société civile et les organisations d’église qui travaillent avec les victimes au niveau local.

 

Tel est l’un des messages principaux du Séminaire de Dialogue avec la Commission européenne organisé par la COMECE et la Commission « Eglise et Société » de la CEC en coopération avec le CCME, ce 27 Novembre.

 

La traite des êtres humains est une forme moderne d’esclavage, une activité criminelle et une entreprise mondiale lucrative. On estime que 16% des victimes sont des enfants, parfois vendus pour des sommes allant jusqu’à 40.000 euros. Outre l’exploitation sexuelle et le travail forcé, la traite des êtres humains prend de nouvelles formes, par exemple à des fins de reproduction, comme la maternité de substitution forcée ou l’adoption illégale..

 

Les participants à ce séminaire de dialogue ont appelé à plusieurs reprises à la collecte de données plus fiables et complètes, notamment des estimations chiffrées précises afin de permettre aux politiques et aux organisations religieuses de mieux répondre aux besoins des victimes. Ils ont également apporté à ce dialogue leur expertise politique et leur expérience de terrain, en présentant des témoignages directs sur la traite des personnes en Europe.

 

Les victimes de la traite des êtres humains ont besoin de davantage de protection et d’assistance au travers de la mise en œuvre plus large de la législation existante. Les victimes de la traite des êtres humains ne doivent pas être punies pour des actes commis alors qu’elles sont victimes de la traite. Un soutien financier continu des organisations de la société civile et des organisations d’Eglise contribuera à la réalisation de ces objectifs.

 

Dans le domaine juridique, l’Union Européenne a déjà adopté une série de directives et d’instruments. Cependant, ces instruments doivent être actualisés afin de couvrir les nouvelles formes de traite et d’assurer la poursuite de leur mise en œuvre au niveau national.

 

En réponse à la complexité et la gravité de ces questions, la COMECE et la CEC / CCME ont décidé de fournir à la Commission européenne une compilation de leurs propositions et recommandations dans les prochaines semaines.

 

 

cec comece 

 

 

© Source : Comece. 27 novembre 2014