20/1/2016

“Vers où se dirige le train de l’unité des Chrétiens ?”


Le 18 Janvier 2016, coïncidant avec la semaine de prière pour l’unité des Chrétiens, le Centre Catholique d’Études et Médias en Jordanie, a organisé un séminaire sur la marche vers l’unité chrétienne. “Nous, en Jordanie, ne faisons aucune différence entre l’une ou l’autre Église, car nous sommes unis par l’amour dans les bons comme dans les mauvais moments… Cette unité est gravée dans le cœur de chaque chrétien. Notre unité chrétienne nécessite que nous soyons unis dans notre foi, dans notre témoignage et par notre miséricorde.”



Séminaire du ‘Catholic Center for Studies and Medias’

 

 

JORDANIE – Le 18 Janvier 2016, coïncidant avec la semaine de prière pour l’unité des Chrétiens, le Centre Catholique d’Études et Médias – Catholic Center for Studies and Medias (CCSM) en anglais – en Jordanie, a organisé un séminaire sur « la marche vers l’unité chrétienne ».

 

Un séminaire au cours duquel sont intervenus le recteur du séminaire du Patriarcat Latin de Beit Jala, le Père Jamal Khader, et le prêtre grec orthodoxe, le Fr. Ibrahim Dabbour. Étaient également présents Mgr Maroun Lahham, Vicaire Patriarcal latin pour la Jordanie, plusieurs chefs et représentants des Églises, des prêtres, religieuses et un grand nombre de fidèles des différentes régions de Jordanie.

 

«  Au nom du Centre Catholique d’Études et Médias et du site Abouna.org, je suis honoré de vous accueillir ce soir, premier jour de la semaine de prière pour l’unité des Chrétiens ». C’est par ces mots que le Fr. Rif’at Bader, directeur du CCSM a accueilli les participants.

 

« Nous réalisons tous à quel point cette intention était chère à Notre Seigneur Jésus Christ et à son Église à travers les siècles passés, a-t-il ajouté. Cette unité est gravée dans le cœur de chaque chrétien. Notre unité chrétienne nécessite que nous soyons unis dans notre foi, dans notre témoignage et par notre miséricorde. Nous utilisons ce terme, « miséricorde » car nous sommes dans l’année qui lui est consacrée, dans l’année de la Miséricorde de Notre Seigneur. Comme nous parlons d’unité des Chrétiens, laissez-nous encore améliorer et consolider notre unité nationale sous la direction de Sa Majesté le roi Abdullah II bin Al-Hussein ».

 

Au début du séminaire, le Père Khader à rapidement exposé l’histoire du dialogue œcuménique moderne, mettant en valeur les éléments qui ont eu des impacts positifs ou négatifs sur le dialogue. Soulignant la nuance entre les termes « différence et différend », il a brièvement présenté les différences entre les rituels, comme un enrichissement et un héritage pour l’Église dans son ensemble, plutôt qu’une source de discorde, malgré certaines différences doctrinales qui restent cependant surmontables. Il a enfin évoqué les questions fondamentales qui requièrent l’unanimité des Églises, ainsi que celles moins importantes qui peuvent être incorporées avec amour.

 

Concluant son allocution, le Père Khader a parlé « d’œcuménisme de sang », rappelant que les Chrétiens d’Orient ont souffert d’exode, de persécutions et de d’assassinats dans certaines régions : « de nos jours, ceux qui tuent les chrétiens en raison de leur foi ne leur demandent jamais s’ils sont catholiques ou orthodoxes. Ces gens sont tués parce que chrétiens. Ce sang doit être facteur d’unité pour les Chrétiens, il nous appelle de nouveau à l’unité ».

 

Le Père Ibrahim Dabbour a évoqué le Synode Orthodoxe de mai 2016, sur lequel reposent beaucoup d’espoirs pour l’unité des Églises : « Nous, en Jordanie, ne faisons aucune différence entre l’une ou l’autre Église, car nous sommes unis par l’amour dans les bons comme dans les mauvais moments ».

 

Dans une brève allocution, l’Archevêque Mgr Maroun Lahham a appelé au dialogue basé sur l’amour comme base principale de l’unité.

 

Les participants ont souligné que les Chrétiens cherchent ardemment l’unité, prenant l’exemple de la Jordanie, qui traverse un long chemin à travers l’unification des fêtes de Noël et de Pâques, signe de la possibilité d’harmonie et d’unité, pouvant être transmis à tous le monde, en particularité vers les pays voisins.

 

A la fin du séminaire, Yanal Awabdeh, diacre Grec Orthodoxe et Joseph Sweiss, diacre Catholique Romain ont fait une prière commune pour l’unité, comme ils vont être ordonnés prêtres prochainement… Un avenir qui reflète l’harmonie et l’unité.

 

 

 

Par Nancy Tubasi Qazazi
Abouna.org

© Source : Patriarcat latin de Jérusalem. 20 janvier 2016