08/3/2011

Angola : La population appelée à préserver la paix


L’évêque du diocèse de Uíge en Angola a appelé le 6 mars 2011 à préserver la paix comme un don conquis avec beaucoup de sacrifices pour les Angolais. Il a demandé aux chrétiens de chercher à être comme Jésus-Christ, des hommes et femmes de paix, citant Benoît XVI lors de sa première visite en Angola : “Mes amis, vous êtes artisans et témoins d’un Angola qui se relève après 27 ans de guerre civile qui a dévasté le pays. La paix a commencé à avoir des racines, amenant avec elle les fruits de la stabilité et de la liberté.”



« Un don conquis à force de sacrifices »,

souligne l’évêque de Uíge

 

 

L’évêque du diocèse de Uíge, Mgr Emílio Sumbelelo, a appelé dimanche dernier 6 mars 2011 les chrétiens catholiques et la population en général à « préserver la paix comme un don conquis avec beaucoup de sacrifices pour les Angolais ».

 

Selon un communiqué parvenu le lendemain à l’agence de presse Angop, le prélat a demandé aux chrétiens de chercher à « être comme Jésus-Christ, des hommes et femmes de paix », recommandant aux Angolais de se souvenir des paroles dites, il y a deux ans, par Benoît XVI, durant sa première visite en Angola.

 

« Mes amis, vous êtes artisans et témoins d’un Angola qui se relève après 27 ans de guerre civile qui a dévasté le pays », avait déclaré le pape soulignant que « la paix a commencé à avoir des racines, amenant avec elle les fruits de la stabilité et de la liberté ».

 

Un processus de paix et de réconciliation encore fragilisé par des actes tendant à déstabiliser le pays, souligne de son côté le curé de la paroisse de Namacunde, dans la province de Cunene, au sud-ouest du pays, le père Mateus Muntide qui a appelé jeudi dernier les jeunes à s’abstenir de tels actes, affirmant que ces incitations à la violence pourraient mettre en cause tout le processus.

 

Dans un entretien à l’agence Angop, le père Muntide déclare que les jeunes, qui sont la « force motrice de toute société », ne doivent pas accepter des comportements qui mettent en danger la coexistence pacifique et « concourent à détruire les valeurs patriotiques, morales et civiques ».

 

Il rappelle par ailleurs qu’il est du devoir des Eglises, associations de jeunes, philanthropiques et partisanes de « sensibiliser les citoyens à renoncer à la pratique d’actes de déstabilisation » pouvant interrompre le processus de reconstruction en cours en Angola.

 

 

 

© Source : Zenit. 8 mars 2011