30/11/2011

Au Myanmar, les évêques confiants dans un avenir de paix


“Nous avons confiance pour l’avenir du pays. Nous souhaitons ce qu’il y a de mieux pour l’Eglise et pour la société, surtout le bien suprême de la paix et de la réconciliation du pays” : telle est la teneur de la déclaration faite par Mgr Paul Zinghtung Grawng, Archevêque de Mandalay et Président de la Conférence épiscopale du Myanmar, qui exprime les espérances de toute la communauté chrétienne birmane à l’occasion de la visite du Secrétaire d’Etat américain, Hillary Clinton, au Myanmar et en ce qui concerne l’avenir de la nation.

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« Nous sommes confiants dans un avenir de paix »

 

 

Yangon – « Nous avons confiance pour l’avenir du pays. Nous souhaitons que la route entreprise au niveau politique et social soit poursuivie et nous espérons en voir les fruits dans un proche avenir pour le bien de toute la nation. Nous souhaitons ce qu’il y a de mieux pour l’Eglise et pour la société, surtout le bien suprême de la paix et de la réconciliation du pays » : telle est la teneur de la déclaration faite à l’Agence Fides par S.Exc. Mgr Paul Zinghtung Grawng, Archevêque de Mandalay et Président de la Conférence épiscopale du Myanmar, qui exprime les espérances de toute la communauté chrétienne birmane à l’occasion de la visite du Secrétaire d’Etat américain, Hillary Clinton, au Myanmar et en ce qui concerne l’avenir de la nation.

 

La communauté catholique, par l’intermédiaire de S.Exc. Mgr Charles Maung Bo, SDB, Archevêque de Yangon et Secrétaire général de la Conférence épiscopale du Myanmar a indiqué « considérer de manière très favorable l’actuelle phase de réformes » souhaitant que le gouvernement « invite les responsables religieux à collaborer en vue du développement du pays et donne une égale sauvegarde, d’égales opportunités et des droits égaux à toutes les religions ».

 

 

© Source : Agence Fides 30/11/2011

 

 

 

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ASIE/MYANMAR

 

Déclarations de l’Archevêque de Yangon :

« Maintenant, pleins droits pour toutes les religions »

 

 

Yangon – « Nous observons de manière très favorable l’actuelle phase de réformes. Désormais, le gouvernement doit inviter les responsables religieux à collaborer en vue du développement du pays et assurer une égale sauvegarde, d’égales opportunités et des droits égaux à toutes les religions » : c’est ce qu’indique à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Charles Maung Bo, SDB, Archevêque de la capitale, Yangon, et Secrétaire général de la Conférence épiscopale du Myanmar.

 

L’Archevêque fait état des améliorations au plan interne : « Les avis des gens sont positifs. On assiste à un réveil et à une plus grande liberté de l’opinion publique. Un dialogue s’est ouvert entre le gouvernement et la responsable du parti d’opposition, Aung San Suu Kyi, qui participera avec son parti, aux prochaines élections ». Il fait également mention des progrès au niveau international : « Le Myanmar sera le pays hôte de la prochaine réunion de l’ASEAN en 2014 et en aura la présidence », rappelant qu’il existe une plus grande attention de la part de la communauté internationale et des Etats-Unis envers le pays alors que « la Chine semble également tranquille ».

 

En ce moment de changement généralisé, Mgr Bo demande au gouvernement d’inviter les responsables religieux « afin qu’ils apportent une contribution active au développement du pays », éliminant définitivement « la mentalité fermée, les discriminations et les restrictions à l’encontre des religions » qui « représentent de graves injustices ». « Nous devons apprendre du passé et investir dans l’avenir : l’Etat aujourd’hui doit assurer une égale sauvegarde, d’égales opportunités et des droits égaux à toutes les religions. Nous avons souffert trop longtemps. Nombreux sont morts et aujourd’hui nous désirons donner notre témoignage chrétien » remarque l’Archevêque.

 

« Nous avons apprécié – poursuit Mgr Bo – les mesures prises par le gouvernement ces derniers temps : libération d’un certain nombre de prisonniers politiques, le courage avec lequel il a suspendu le projet de la digue de Myitsone, l’espace concédé au parti d’opposition. Nous sommes en faveur d’une collaboration constructive. En tant que nation unie, nous pouvons tous en tirer profit à tous les niveaux ».

 

Bien qu’ils conservent aujourd’hui « une attitude de prudence » après des années de régime oppressif – conclut l’Evêque – les chrétiens du Myanmar entendent apporter une plus importante contribution à l’édification de l’avenir du pays en mettant à son service toutes leurs ressources et leurs charismes.

 

 

© Source : Agence Fides 24/11/2011

 

 

 

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Birmanie : Pour l’arrêt des combats, l’éducation

et la liberté religieuse

 

Un archevêque demande au gouvernement d’approfondir les réformes

 

 

Au Myanmar, l’archevêque catholique de Rangoun, Mgr Charles Bo, déclare que les changements lancés depuis quelques mois par le pouvoir en place sont « très significatifs » mais il ajoute que le gouvernement présidé par Thein Sein doit aller plus loin pour convaincre les Birmans et l’opinion internationale que « les réformes démocratiques » sont réelles et durables, rapporte Eglises d’Asie, l’agence d’information des Missions étrangères de Paris, dans la dépêche ci-dessous.

 

L’évêque, qui est aussi secrétaire général de la Conférence épiscopale de Birmanie, veut voir comme une priorité immédiate l’arrêt des combats, notamment dans l’Etat Kachin, et comme priorités à plus long terme l’éducation et une véritable liberté religieuse.

 

A la veille de l’arrivée de Hillary Clinton à Rangoun (après avoir atterri à Nyapyidaw le 30 novembre en fin de journée, la secrétaire d’Etat a passé la journée du 1er décembre dans la capitale politique du pays et devait se rendre à Rangoun le 2 décembre pour y rencontrer Aung San Suu Kyi), Mgr Charles Bo estime que la simple présence de la secrétaire d’Etat américaine en Birmanie suffit à montrer l’ampleur des changements qui se sont produits dans le pays. Il ajoute que le chemin à parcourir vers un système véritablement démocratique demeure « substantiel ».

 

« Afin de prouver sa sincérité sur la voie des réformes démocratiques, le gouvernement doit libérer les prisonniers politiques qui sont encore derrière les barreaux », explique l’évêque dans un entretien à l’agence Ucanews (1). En Birmanie, tous attendent que ces libérations se fassent avant les élections législatives partielles qui devraient avoir lieu au début de l’année prochaine. Au-delà, l’Eglise souhaite pouvoir accéder aux zones de conflit dans le pays pour y apporter une aide humanitaire aux populations victimes des combats. Mgr Charles Bo cite à ce propos l’Etat Kachin où les combats entre l’armée et la Kachin Independence Army ont fait, depuis leur reprise en juin dernier, des dizaines de milliers de déplacés (2). Des rapports d’ONG internationales font état de « crimes de guerre » commis par l’armée à l’encontre des populations kachin.

 

L’évêque n’a toutefois pas commenté les récents accords, signés le 19 novembre dernier, entre Nyapyidaw et certains groupes ethniques armés. Le gouvernement semble en effet avoir abandonné une des conditions préalables qu’il mettait jusqu’à récemment à l’ouverture de pourparlers avec les insurrections ethniques, à savoir la transformation des « groupes rebelles » en « gardes frontières ». De plus, le pouvoir a proposé la mise en place d’une « conférence nationale » afin de rechercher des solutions politiques aux divisions ethniques.

 

A l’agence Fides (3), Mgr Charles Bo a seulement précisé que l’Eglise se souvenait de la plaie que constituait pour la nation la persistance des conflits ethniques et qu’elle avait connaissance des  “contacts politiques” noués par Nyapyidaw avec les insurrections armées. « Un plan de réconciliation nationale » reconnaissant les droits et les besoins des différentes communautés ethniques de Birmanie est nécessaire, a affirmé l’évêque.

 

Quant aux priorités à plus long terme, l’archevêque de Rangoun a estimé que si la paix était une condition au développement du pays, un effort considérable devrait être mené dans le domaine de l’éducation et de la formation. « Si nous ne parvenons pas à nous rapprocher des standards internationaux en la matière, nous n’arriverons à rien », a-t-il mis en garde, soulignant par là l’état déplorable du système éducatif national après des décennies de sous-investissement.

 

Mgr Charles Bo a enfin exprimé l’espoir que le gouvernement « invite les responsables religieux à travailler de concert au développement du pays ». « Nous devons tirer les leçons du passé et nous tourner vers l’avenir : aujourd’hui, l’Etat doit fournir les mêmes droits, protections et opportunités à toutes les religions. Nous avons souffert durant trop longtemps. Nombreux sont ceux qui ont perdu la vie. Nous avons le désir de contribuer au développement du pays en donnant le témoignage de notre foi chrétienne », a affirmé l’évêque, prélat d’une Eglise qui réunit un peu plus de 1 % de la population.

 

En Birmanie, où le bouddhisme hinayana (petit véhicule) est dominant (89 % de la population), les Eglises chrétiennes représentent environ 4 % de la population, principalement parmi les minorités ethniques, notamment les Karen, Kachin et Chin. Dans sa politique de lutte contre les insurrections ethniques armées, la junte birmane n’a pas hésité à instrumentaliser la religion à des fins politiques, suscitant des oppositions entre chrétiens et bouddhistes pour mieux affaiblir certaines rebellions armées.

 

 

 

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Notes

 

(1) Ucanews, 1er décembre 2011.

 

(2) Voir dépêche EDA du 25 octobre 2011 

 

(3) Fides, 1er décembre 2011.

 

 

 

© Les dépêches d’Eglises d’Asie peuvent être reproduites, intégralement comme partiellement, à la seule condition de citer la source.

© Source : Zenit. 1er décembre 2011

 

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